Communiqué de presse - 15 décembre, 2009
Le Canada sabote les négociations sur le climat qui se tiennent à Copenhague et bloque les progrès qui pourraient être faits sur les cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre des pays développés. Les discussions révèlent à quel point les sables bitumineux conduisent les politiques du gouvernement Harper en matière de changements climatiques.
De nouvelles informations provenant des sessions fermées aux
organisations non gouvernementales prouvent que le Canada bloque
les négociations pour réduire les ambitions des pays
développés.
Le texte de négociations présenté le vendredi 11 décembre
propose que les pays industrialisés réduisent collectivement leurs
émissions de gaz à effet de serre de 30 à 45% sous le niveau de
1990 d'ici 2020. Mais le Canada propose que chaque pays choisisse
comme bon lui semble la cible de réduction d'émissions.
Des documents provenant du cabinet du gouvernement Harper
révélés hier prouvent que ce dernier propose en secret de diviser
par trois la cible canadienne de réduction d'émissions pour 2020.
Cette cible est actuellement de 20% sous le niveau de 2006, ce qui
correspond à une cible de 3% sous le niveau de 1990 d'ici 2020.
Cette révélation montre combien leur soi-disant plan pour lutter
contre les changements climatiques n'est qu'une illusion.
Le gouvernement Harper, comme le révèle le document, a donc
désormais une cible de réduction de 10% par rapport au cours normal
des affaires pour 2020, ce qui le place en terme d'ambitions très
loin derrière de nombreux pays en développement.
Le Canada soutient une approche selon laquelle les pays
développés pourraient choisir leur cible individuellement et non
une approche dictée par la science qui indique pourtant que les
pays industrialisés doivent réduire collectivement leurs émissions
de 25 à 40% sous le niveau de 1990 d'ici 2020 et ensuite répartir
entre eux la part de l'effort à faire au niveau domestique.
Une version du texte de négociation de la suite du Protocole de
Kyoto datée du vendredi 11 décembre indique que les pays
industrialisés pourraient s'engager en tant que groupe à réduire de
30 à 45% sous le niveau de 1990 d'ici 2018 ou 2020. Le Canada a
soutenu l'affaiblissement de cette cible en introduisant la
possibilité d'une cible indéterminée et basée sur une année
indéterminée (une cible X de réduction basée sur l'année X)
Contact :
Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Énergie
Climat, Greenpeace Canada
Au Bella Center, à Copenhague, + 45 5010 3012
Dave Martin, Coordinateur de la campagne Energie Climat,
Greenpeace Canada
A Copenhague, + 45 5267 8631