Communiqué de presse - 8 août, 2008
Les pressions provenant de partout dans le monde ont forcé Monsanto d’annoncer qu’elle se retirait de la fabrication de l’hormone somatotrophine bovine recombinante (STbr), une substance génétiquement modifiée destinée à rendre les vaches laitières plus productives.
La décision de Monsanto d'abandonner l'hormone STbr aux
États-Unis survient après que les consommateurs de nombreux pays et
les marchés internationaux eurent exprimé leur opposition au lait
produit avec une hormone de croissance génétiquement modifiée. Des
entreprises comme Safeway, Starbucks et Kraft ont récemment annoncé
qu'elles retiraient le lait produit avec l'hormone STbr aux
États-Unis. Le lait et les fromages faits avec l'hormone SBbr ont
été interdits au Canada et en Europe depuis une dizaine d'années.
Cette décision par Monsanto réduira les importations d'aliments
transformés contenant des produits laitiers STbr, comme la crème
glacée et les aliments pour bébé que les consommateurs d'ici
achètent.
« C'est une grande victoire pour les consommateurs des
États-Unis, du Canada et au Québec », constate Éric Darier, le
directeur de Greenpeace au Québec. « Le rejet soutenu et massif du
lait à la STbr souligne encore davantage la nécessité d'instaurer
l'étiquetage pour tous les aliments OGM. »
C'est une deuxième défaite de Monsanto sur l'hormone STbr cette
année. L'entreprise n'a pas réussi à contrecarrer le rejet des
consommateurs et a perdu la bataille dans plusieurs États
américains qui ont approuvé l'étiquetage du lait sans hormone
STbr.
La STbr a été bannie au Canada en 1998 après que des
scientifiques eurent publiquement fait part des inquiétudes que
soulevait l'hormone concernant la santé publique et la sécurité
alimentaire. Parmi les préoccupations sanitaires soulevées,
mentionnons : l'apparition de phénomènes de toxicité chez les
vaches comme la mastite, une contamination accrue du lait par le
pus et les antibiotiques, et des concentrations plus élevées d'un
agent cancérigène, l'IGF-1. Les autorités américaines ont autorisé
la STbr en 1993.
« Si ce genre d'aliments était sécuritaire, Monsato poserait des
étiquettes "fait avec des OGM" sur chacun de ses produits. Au lieu
de cela, l'entreprise fait tout ce qu'elle peut pour empêcher le
consommateur de savoir ce qu'il mange. Mais la stratégie de
Monsanto va finir par se retourner contre elle lorsque les
consommateurs commenceront à mettre en doute l'innocuité des
aliments OGM pour la santé et l'environnement » soutient Éric
Darier.
Pour plus d'informations, veuillez contacter :
Éric Darier Directeur de Greenpeace Québec cell.
(514) 605-6497