Communiqué de presse - 18 novembre, 2009
Greenpeace est outrée que Québec n’adopte aucun outil législatif pour conserver les dernières forêts intactes de la province dans le cadre de sa nouvelle loi sur l’occupation du territoire forestier. Convoquée à Québec par la haute direction du ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui présentait aujourd'hui les amendements apportés à la loi 57, l’organisation déplore le fait que la ministre Normandeau n’ait pas retenu le développement d’une stratégie de sauvegarde des forêts intactes.
« Il ne reste que 10% de forêts commerciales intactes au Québec
et le projet de loi tel qu'il nous a été présenté enclenche la
phase finale de leur liquidation », affirme Nicolas Mainville,
responsable de campagne Forêt de Greenpeace.
Greenpeace est d'avis que Québec néglige de façon flagrante sa
responsabilité, sur la scène internationale, de protéger les des
dernières forêts intactes de la planète. La forêt boréale est
l'écosystème terrestre le plus riche en carbone et sa protection
est essentielle à la lutte aux changements climatiques. Le Québec
doit se doter d'une politique de sauvegarde de ce bouclier
climatique s'il est sérieux quant à la lutte au réchauffement de la
planète, mais la nouvelle loi 57 va en direction diamétralement
opposée.
La réforme du régime forestier québécois offrait pourtant une
opportunité inégalée de planifier la conservation à priori afin de
s'assurer que les territoires de hautes valeurs écologiques soient
préservés et que les volumes de bois soient ensuite répartis
équitablement entre les différentes régions du Québec.
« La controverse sur la gestion forestière québécoise ne sera
réglée que lorsque le MRNF ET LE MDDEP travailleront ensemble pour
la sauvegarde de nos derniers écosystèmes vierges », rappelle M.
Mainville. « Depuis des années, ses deux ministères se lancent la
balle et demeure dans l'inaction. Jean Charest doit intervenir pour
que cela cesse dès maintenant ».
Bien que l'organisation voit d'un oeil encourageant l'inclusion
du concept d'aménagement écosystémique dans la Loi, elle déplore
que Québec ignore toujours les fortes préoccupations des
écologistes quant à la création de monocultures industrielles sur
une superficie équivalente à 150 fois l'Ile de Montréal.
Greenpeace appelle les membres de la Commission parlementaire
sur l'économie et le travail à ramener à l'ordre la ministre
Normandeau quant à sa responsabilité de sauver les dernières
grandes forêts intactes de la province.
Pour plus d'informations :
Nicolas Mainville, Responsable de la campagne Forêt, Greenpeace,
514-214-0843
Catherine Vézina, Communications/ Relations publiques,
Greenpeace, 514-212-5749