Maïs OGM approuvé sans évaluation de salubrité

Le Canada ignore les normes internationales sur la salubrité alimentaire

Communiqué de presse - 28 juillet, 2009
Le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) et le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) exigent que le gouvernement fédéral retire l’autorisation du « SmartStax », un maïs OGM contenant huit gènes tant que Santé Canada n’aura pas fait des évaluations complètes et indépendantes.

Le Réseau canadien d’action sur lesbiotechnologies (RCAB) et le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) exigentque le gouvernement fédéral retire l’autorisation du « SmartStax »,un maïs OGM contenant huit gènes tant que Santé Canada n’aura pas fait desévaluations complètes et indépendantes.

 Les deux réseaux ont fait cette demande après avoirappris que Santé Canada n’a pas fait d’évaluation de salubrité pour le « SmartStax ».L’évaluation de la salubrité d’un OGM dans lequel ont été introduits plusieursgènes fait partie des normes adoptées par le Codex Alimentarius – un organe desNations-Unies dont le mandat est de développer des normes pour la salubritéalimentaire et qui est reconnu par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pourle règlement des litiges.

 Le SmartStaxde Monsanto et de Dow AgroSciences est un maïs OGM qui permet à la plante d’êtretolérante à plusieurs herbicides et de produire plusieurs insecticidessimultanément a été autorisé par l’Agence Canadienne d’inspection des aliments,mais pas par Santé Canada..

 « Santé Canada n’a même pas entrepris ou exigédes évaluations de salubrité pour ce maïs SmartStax », constate LucySharratt du RCAB. « Santé Canada a abdiqué ses responsabilités et ignoré lesrisques pour la santé publique que pourrait causer ce nouveau maïs OGM auquel ontété ajoutés huit gènes que l’on retrouvera bientôt dans les corn flakes. »

 « Combiner huit gènes ensemble peut avoir deseffets inattendus comme la création de nouvelles allergies ou toxines, » rappellele Dr. Michael Hansen de la ConsumersUnion. « Cemaïs OGM aurait dû subir des évaluations de salubrité spécifiques comme lerecommande la Directive régissant la conduite de l’évaluation de la sécurité sanitaire desaliments dérivés de plantes à ADN recombiné adoptée en2003 par le Codex Alimentarius. »

 « Les normes et les directives du Codex serventaussi à résoudre les conflits au niveau du commerce international et l’absenced’évaluations de salubrité pour le SmartStax pourrait signifier que d’autrespays pourraient le rejeter sans violer les règles de l’OMC », constate Éric Darier.

 « Santé Canada ne fait pas de tests pour lasalubrité et fait plutôt confiance aux affirmations de salubrité fournies parles entreprises, » constate le Dr. Shiv Chopra, un scientifiqueex-fonctionnaire de Santé Canada et auteur du livre Corrompus jusqu’à la moelle qui explique le scandale de l’hormonede croissance bovine. « Comme toujours, Santé Canada protège les intérêtsdes entreprises plutôt que la santé ».

« Autoriser le SmartStax sans évaluation, un jouraprès la publication du rapport sur le scandale de la listériose, illustre l’actuelleprofonde crise de gouvernance et d’incompétence en matière de salubrité des OGM »,conclut Éric Darier directeur de Greenpeace au Québec.   

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