« C'est avec fierté et satisfaction que les militants quittent ce matin après avoir exprimé clairement leur engagement envers la protection des forêts intactes » explique la responsable de la campagne forêt boréale, Mélissa Filion. « Greenpeace quitte la tête haute après avoir perturbé les activités quotidiennes de la compagnie, envoyé un message précis à la direction et attiré de nouveau l'attention de la population sur la destruction des dernières forêts intactes » ajoute-t-elle.
Cette action ciblait la haute direction de la compagnie forestière, dont le PDG David J. Paterson et le vice président au développement durable, Denis Leclerc. L'événement marque la reprise des moyens de pression de Greenpeace suite à plusieurs mois de discussions avec la compagnie. Les pourparlers ont récemment été suspendus suite aux recommandations d'un médiateur; les deux parties se trouvaient dans une impasse. « L'impasse, c'est l'inaction d'AbitibiBowater quant à la protection des forêts intactes » affirme Mélissa Filion de Greenpeace.
Bien que la compagnie prétende vouloir poursuivre le dialogue, Greenpeace continuera d'exiger un engagement écrit du PDG stipulant que la compagnie est disposée à cesser ses activités dans les zones de forêts intactes. Celles-ci ont déjà été identifiées par Greenpeace.
« La multinationale du papier journal participe au gaspillage d'un patrimoine mondial. Le temps est venu pour AbitibiBowater de faire place à des solutions scientifiques pour protéger les forêts intactes » affirme la responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace, Mélissa Filion.
Greenpeace continuera de dénoncer AbitibiBowater tant et aussi longtemps qu'elle n'adoptera pas des comportements responsables en matière de coupe forestière. Une préservation significative des forêts intactes permettrait d'assurer une plus grande stabilité de l'industrie face aux marchés internationaux.
L'organisation compte le rappeler au gouvernement du Québec cet automne lors des consultations sur la réforme du régime forestier. Le gouvernement laisse encore trop peu de place à la préservation des forêts intactes, selon Greenpeace.
L'organisation effectue des pressions publiques auprès de la forestière québécoise depuis la publication du rapport Destruction en chaîne, en août 2007. Dans la mesure où l'entreprise est celle qui possède les plus importants volumes de bois au Québec et en Ontario, ses pratiques ont un impact sur de très vastes territoires de forêts publiques.
Des images haute résolution sont disponibles à l'adresse www.greenpeace.ca/gallery.
Pour plus de renseignements :
Isabelle Monette, Communications- 514-212-5749
Mélissa Filion, Campagne Forêt boréale - 514-581-8216