Communiqué de presse - 18 avril, 2007
Aujourd’hui encore, John Baird a utilisé des arguments aussi fallacieux que dépassés pour tenter de justifier l’inaction de son gouvernement. Au lieu d’user de démagogie et de tenter de créer un climat de peur totalement non fondé, le ministre de l’Environnement devrait plutôt s’attaquer au vrai problème : le climat de la planète.
« M. Baird aura beau imaginer les arguments qu'il voudra, un
fait demeure : si nous n'agissons pas maintenant, le coût à payer
plus tard sera 20 fois plus élevé, expliquait Joslyn Higginson de
Greenpeace. En essayant de diviser ainsi les Canadiens, M. Baird
pose un geste à la fois malhonnête et irresponsable. Plus le Canada
tardera à respecter ses engagements de Kyoto, plus le danger et les
coûts augmenteront. »
Tous les partis d'opposition se sont mis d'accord pour adopter
un plan d'action qui permettrait de respecter les objectifs de
réduction des gaz à effet de serre du protocole de Kyoto. Mais le
gouvernement résiste et présente des contre-arguments irréalistes
pour tenter de faire peur aux gens : augmentations radicales du
coût des carburants, pertes d'emploi massives, etc.
« M. Baird vit dans le passé, affirmait Higginson On dirait
qu'il n'a pas réalisé que nous avons en main toute la technologie
nécessaire pour réaliser d'importantes économies d'énergie, et donc
de frais d'énergie. De plus, partout dans le monde, les entreprises
et les gouvernements réalisent que le développement durable est une
source très efficace de création d'emploi. La seule chose qui nous
freine actuellement au Canada, c'est le manque de volonté
politique. »
Greenpeace craint que les récents propos de M. Baird ne
s'inscrivent dans le cadre d'une vaste campagne de propagande
anti-Kyoto orchestrée par le gouvernement Harper, dans le but
évident d'isoler cet enjeu à l'approche d'une campagne électorale.
« En tout cas, ça nous donne une idée supplémentaire de ce que M.
Harper a en tête, ajoutait Higginson Nous croyons - et nous l'avons
déjà dit à maintes reprises - que le gouvernement a toujours eu
l'intention de renier sa signature de Kyoto. Les récentes
déclarations de M. Baird semblent malheureusement nous donner
raison.
Nicholas Stern, l'ancien économiste en chef de la Banque
Mondiale, estime que si nous tardons à agir, le coût du
réchauffement climatique s'élèvera à 20 % du PIB mondial chaque
année. Pour le Canada, cela représente une facture annuelle de
240 milliards $. Alors, Greenpeace interroge : qui dit vrai, qui
est le plus crédible et qui s'appuie sur la science la plus
indépendante et rigoureuse? Nicholas Stern ou… John Baird. Poser la
question, c'est y répondre. Le gouvernement canadien doit cesser de
se cacher la tête dans le sable : il faut agir maintenant et
respecter nos objectifs de Kyoto.
Personnes-ressources :
Joslyn Higginson, campagne contre les changements climatiques,
Greenpeace : 416-996-5679 (cellulaire)
Jocelyn Desjardins, responsable des communications,
Greenpeace : 514-212-5749 (cellulaire)