Communiqué de presse - 20 mai, 2008
Aujourd’hui à Bonn, en Allemagne, où se tiendra la réunion générale de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité (la neuvième Conférence des parties ou CdP9) du 19 au 30 mai, des représentants de la société civile canadienne ont présenté une lettre ouverte signée par 47 organismes canadiens au ministre canadien de l’environnement, John Baird. Les groupes demandent que le Canada appuie la proposition d’établir un moratoire international sur les arbres transgéniques, qui sera soumise au vote pendant la Conférence.
Cette proposition d'un moratoire sur les arbres transgéniques
est motivée par les inquiétudes de plusieurs pays, notamment des
pays africains, face à cette technologie. La neuvième Conférence
des parties (CdP9) est une assemblée regroupant tous les
gouvernements ayant signé cette entente internationale en matière
d'environnement.
« Toute dissémination d'arbres transgéniques représente une
grave menace pour nos forêts, » de dire depuis Bonn Lucy Sharratt,
coordonnatrice du Réseau canadien d'action sur les biotechnologies.
« Dans un souci de protection des forêts du Canada et du monde
entier, le Canada doit énoncer clairement son appui à un moratoire
international. »
En plus de groupes voués à la conservation de la nature tels que
la Federation of Alberta Naturalists, Nature Québec, et Nature
Saskatchewan, la lettre ouverte a été signée par des groupes qui
seraient directement affectés par la contamination des forêts par
suite de la dissémination des arbres transgéniques, tels que la
National Aboriginal Forestry Association et le Syndicat canadien
des communications, de l'énergie, et du papier. La liste intégrale
des signataires et le texte de la lettre peuvent être consultés au
http://www.cban.ca/Press.
Selon Éric Darier de Greenpeace Canada, « le Canada ne doit rien
faire pour empêcher les gouvernements de l'Afrique et d'ailleurs
dans le monde d'établir un moratoire sur les arbres transgéniques.
Ces arbres représentent une menace pour les forêts ainsi que les
peuples autochtones du monde. La seule option possible est un
moratoire international. »
Les arbres vivent pendant des décennies et leur pollen se
propage sur des centaines de kilomètres. Des modèles de pollen
créés en 2004 par des chercheurs de l'Université Duke démontrent
que le pollen de forêts du sud-est des É.-U. peut être transporté
par les courants atmosphériques sur plus de 1200 km jusque dans
l'est du Canada. La contamination des forêts par le pollen ou les
semences d'arbres transgéniques peut avoir des effets dévastateurs
sur les écosystèmes et la biodiversité. Une fois amorcée, la
contamination ne peut pas être stoppée et elle est
irréversible.
Aujourd'hui la Conférence des parties, des délégués du Canada
prendront la parole sur la question du moratoire international sur
les arbres transgéniques.
Pour plus de renseignements :
Lucy Sharratt, Réseau canadien d'action sur les
biotechnologies (RCAB)
ou
011 49 151 1227 2774;
Éric Darier, Agriculture, Greenpeace Canada : + 49 157 73
76 79 39 ;
Peter Feldstein, RCAB:
ou (514)
274-4779.