Greenpeace félicite Québec pour le leadership dont le gouvernement fait preuve dans sa lutte aux changements climatiques. L’adoption de normes comparables à la Californie pour les constructeurs d’automobiles, dont l’annonce est prévue aujourd’hui à la Conférence de Bali par la ministre de l’Environnement Line Beauchamp, constitue une excellente décision et, surtout, une première au Canada.
« Greenpeace appuie entièrement le gouvernement du Québec dans
cette voie », lance Arthur Sandborn, responsable de la campagne
Climat et Énergie de Greenpeace. « En imposant ce règlement, Québec
oblige l'industrie automobile à prendre enfin ses responsabilités
dans la lutte aux changements climatiques. Ces mesures audacieuses
illustrent à quel point les solutions existent déjà pour réduire
nos émissions et combien il importe que tous les intervenants
collaborent ».
Au Canada, le transport génère à lui seul 25 % des émissions de
gaz à effet de serre (GES). Le pourcentage est encore plus élevé au
Québec, où le transport est responsable de 38 % des GES, dont la
moitié seulement provenant des véhicules légers. Pour atteindre la
cible de réduction de 6 % qu'il s'est fixé d'ici 2012, Québec doit
absolument s'attaquer au transport. En effet, le transport
représente 15 % des 6 mégatonnes de réduction de GES prévues dans
le plan vert de lutte aux changements climatiques.
« Nous souhaitons que les autres provinces emboîtent le pas
rapidement », ajoute Arthur Sandborn. « Si le gouvernement veut
imposer des règlements aux grands pollueurs du pays, comme le
ministre John Baird l'a affirmé récemment, il détient une occasion
inouïe de le faire. Ce n'est pas tout d'investir dans les fonds
d'urgence et les nouvelles technologies, il faut agir rapidement et
concrètement. »
Depuis le début de la Conférence de l'ONU sur les changements
climatiques à Bali, le gouvernement canadien est montré du doigt
par la communauté internationale et est accusé de vouloir saboter
les négociations internationales. Pourtant, le 5 décembre, devant
l'Economic Club, à Toronto, le ministre de l'Environnement John
Baird a affirmé que son gouvernement « réglementera les grands
pollueurs » et qu'il présentera « un document de discussion qui
proposera de nouvelles normes contraignantes, et non pas
volontaires, pour les automobiles ».
« Pendant qu'Ottawa commence à penser à peut-être en parler s'il
y a lieu, un jour pas si lointain, Québec agit et agit ferme »,
reprend Arthur Sandborn. L'adoption de normes pour les
constructeurs automobiles est d'autant plus importante pour les
Québécois que, selon ClimateForChange, les conducteurs canadiens
économiseraient 37 milliards de dollars avec l'adoption de telles
mesures dans l'ensemble du pays.
Pour plus de
renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques,
Greenpeace - 514-212-5749
Arthur Sandborn, Responsable campagne Énergie et Climat -
514-933-0021, poste 13 / 514-235-5955