Adoption à Québec de normes pour les émissions de GES des automobiles

Leadership à Québec, inertie à Ottawa

Communiqué de presse - 11 décembre, 2007
Greenpeace félicite Québec pour le leadership dont le gouvernement fait preuve dans sa lutte aux changements climatiques. L’adoption de normes comparables à la Californie pour les constructeurs d’automobiles, dont l’annonce est prévue aujourd’hui à la Conférence de Bali par la ministre de l’Environnement Line Beauchamp, constitue une excellente décision et, surtout, une première au Canada.

« Greenpeace appuie entièrement le gouvernement du Québec dans cette voie », lance Arthur Sandborn, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace. « En imposant ce règlement, Québec oblige l'industrie automobile à prendre enfin ses responsabilités dans la lutte aux changements climatiques. Ces mesures audacieuses illustrent à quel point les solutions existent déjà pour réduire nos émissions et combien il importe que tous les intervenants collaborent ».

Au Canada, le transport génère à lui seul 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le pourcentage est encore plus élevé au Québec, où le transport est responsable de 38 % des GES, dont la moitié seulement provenant des véhicules légers. Pour atteindre la cible de réduction de 6 % qu'il s'est fixé d'ici 2012, Québec doit absolument s'attaquer au transport. En effet, le transport représente 15 % des 6 mégatonnes de réduction de GES prévues dans le plan vert de lutte aux changements climatiques.

« Nous souhaitons que les autres provinces emboîtent le pas rapidement », ajoute Arthur Sandborn. « Si le gouvernement veut imposer des règlements aux grands pollueurs du pays, comme le ministre John Baird l'a affirmé récemment, il détient une occasion inouïe de le faire. Ce n'est pas tout d'investir dans les fonds d'urgence et les nouvelles technologies, il faut agir rapidement et concrètement. »

Depuis le début de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques à Bali, le gouvernement canadien est montré du doigt par la communauté internationale et est accusé de vouloir saboter les négociations internationales. Pourtant, le 5 décembre, devant l'Economic Club, à Toronto, le ministre de l'Environnement John Baird a affirmé que son gouvernement « réglementera les grands pollueurs » et qu'il présentera « un document de discussion qui proposera de nouvelles normes contraignantes, et non pas volontaires, pour les automobiles ».

« Pendant qu'Ottawa commence à penser à peut-être en parler s'il y a lieu, un jour pas si lointain, Québec agit et agit ferme », reprend Arthur Sandborn. L'adoption de normes pour les constructeurs automobiles est d'autant plus importante pour les Québécois que, selon ClimateForChange, les conducteurs canadiens économiseraient 37 milliards de dollars avec l'adoption de telles mesures dans l'ensemble du pays.

Pour plus de renseignements :

Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace - 514-212-5749

Arthur Sandborn, Responsable campagne Énergie et Climat - 514-933-0021, poste 13 / 514-235-5955