Rue Notre-Dame et la 25 : boulevard ou autoroute ?

Boulevard ou autoroute, le maire de Montréal doit tenir parole

Communiqué de presse - 19 avril, 2005
le 20 avril 05- Un important regroupement d’environnementalistes demande au maire de Montréal de prendre clairement position contre le projet de transformer la rue Notre-Dame aux heures de pointe en simulacre de boulevard-autoroutier. Ces environnementalistes, parmi lesquels on retrouve Transport 2000, Greenpeace, Équiterre, le Conseil régional de l’environnement, le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN et bien d’autres, entendent ainsi rappeler au maire Tremblay ses engagements lors de la dernière campagne électorale contre la transformation de la rue Notre-Dame en autoroute et pour son réaménagement en boulevard urbain.

Réagissant à une nouvelle parue dans un quotidien hier à l'effetque, dans le dossier de la rue Notre-Dame, Montréal et Québec seseraient entendus pour transformer le projet de boulevard urbain,recommandé par le BAPE et adopté par la Ville, en véritable autorouteaux heures de pointe, les environnementalistes demandent au maire deMontréal d'indiquer clairement où il se loge et de tenir parole. Pources derniers le maire doit dénoncer un tel projet qui équivaudrait àrenier ses engagements.

L'annonce par Québec de sa décision d'aller de l'avant avec leprolongement de l'autoroute 25 a ravivé leurs craintes de voir le mairecéder devant les pressions de Québec. Pour eux il apparaît clair que leprolongement de l'autoroute 25, la construction d'un nouveau pont entreLaval et Montréal et la transformation de la rue Notre-Dame enautoroute urbaine font partie d'un seul et même dispositif auquelQuébec tient toujours : en effet, sans transformation de la rueNotre-Dame en autoroute à grande capacité aux heures de pointe, leprolongement de la 25 est problématique puisque la Métropolitaine nepourra accueillir le surplus de circulation généré par ce prolongement.Le projet de maintenir au vert les feux de circulation aux heures depointe, et ce, sur plusieurs kilomètres de route à forte densité decirculation, va poser de réels problèmes de sécurité en plus deremettre en question le concept de boulevard urbain.

Les représentants des groupes environnementaux tenaient leurpoint de presse sur le parvis de l'Hôtel de Ville alors que le Comitéexécutif de la Ville était réuni pour adopter le premier plan dedéveloppement durable de Montréal. Rappelant que ce plan dedéveloppement durable, comme d'ailleurs les récents plans de transportet d'urbanisme de la Ville, indiquent tous la volonté del'Administration municipale de réduire la pression de la circulationautomobile, les groupes demandent donc au maire d'être cohérent avecles intentions annoncées.