Communiqué de presse - 17 avril, 2007
Greenpeace réagit ainsi à la nomination de Line Beauchamp au Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs et de Claude Béchard au Ministère des Ressources naturelles.
« Nous aimerions souligner le fait que pour la première fois au
Québec une femme occupe le poste de ministre de l'Environnement »,
lance Joslyn Higginson, responsable de la campagne climat et
énergie de Greenpeace. « Line Beauchamp hérite d'un beau poste
ministériel, de l'un des ministères les plus importants du
gouvernement québécois. Elle a une chance unique de faire sa
marque, à elle de la saisir ».
« Madame Beauchamp arrive à un moment où le Québec a déjà un
plan vert de lutte aux changements climatiques. Il reste bien sûr à
le parfaire et à l'appliquer et Greenpeace sera là pour surveiller
comment cela se fera. Nous jugerons ce gouvernement et ses
ministères sur pièces, selon les actions que Québec prendra. Par le
passé, Greenpeace a démontré ses capacités à travailler étroitement
à la recherche de solutions avec les gouvernements. Si nous sentons
que les choses vont dans la bonne direction, nous offrirons notre
aide. Sinon, nous ferons savoir la voie à suivre comme nous l'avons
toujours fait ».
« La nomination de l'ex-ministre de l'Environnement, Claude
Béchard, au ministère des Ressources naturelles présente à nos yeux
de nombreux intérêts, par exemple en ce qui a trait à la protection
de la forêt boréale ou sur les questions touchant aux stratégies
énergétiques du Québec. Greenpeace se montre ouverte, mais restera
attentive à tout signal sur les mandats du ministre ou l'ouverture
d'esprit de celui-ci aux questions environnementales relevant de
son Ministère ».
Quant à la nomination de Laurent Lessard, au ministère de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Greenpeace se
montre préoccupée au sujet de l'étiquetage obligatoire des OGM.
« Ce dossier n'a pas avancé de manière significative lorsque
Laurent Lessard a occupé de façon intérimaire le titre ministériel
qu'il obtient aujourd'hui. Il doit aller rapidement de l'avant avec
l'étiquetage obligatoire. Espérons maintenant que son prédécesseur,
Yvon Vallières, devenu président du caucus des députés
ministériels, saura faire débloquer une situation gênante pour ce
parti et ce gouvernement en sursis », lance Éric Darier,
responsable de la campagne OGM de Greenpeace. L'organisation
rappelle que depuis seulement deux semaines 1600 personnes ont écrit au
premier ministre et aux chefs de l'opposition pour réclamer
l'étiquetage obligatoire des OGM au Québec, à l'invitation de
Greenpeace.
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communications, relations publiques -
Greenpeace : 514-212-5749