Communiqué de presse - 19 juillet, 2009
Montréal, le lundi 20 juillet 2009. L’annonce que le Canada abandonne sa poursuite à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre l’Europe dans le dossier des organismes génétiquement modifiés (OGM) est perçue par le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) et le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) comme étant positive. Cette annonce ouvrera peut-être la voie à une révision complète et nécessaire des politiques canadiennes sur les OGM comme l’application réelle du principe de précaution, la ratification du protocole de biosécurité et l’imposition de l’étiquetage obligatoire des OGM.
Le Canada et l'Europe ont signé une entente bilatérale laissant
les États-Unis et l'Argentine comme seuls combattants dans la lutte
à l'OMC contre l'Europe sur le dossier des OGM. Une fissure d'une
telle importance est une première dans le camp des pays pro-OGM. «
Comme les chances de gagner à l'OMC étaient minces, le Canada a
préféré se mettre d'accord avec l'Europe pour tenir des réunions
deux fois par an sur les OGM, » constate Lucy Sharratt du Réseau
canadien d'action sur les biotechnologies (RCAB). « Il est grand
temps que le gouvernement fédéral s'inspire de l'Europe pour
réformer la réglementation existante et inadéquate sur les OGM
».
Le gouvernement canadien affirme que cet accord permettra un
plus grand accès aux denrées OGM canadiennes en Europe. La réalité
est que l'accès existait déjà avant cet accord. Mais, ce sont les
consommateurs européens qui, grace à l'étiquetage des OGM,
rejettent toujours les OGM. « Comme, il n'y a pas de marché pour
les aliments OGM en Europe, le gouvernement Harper prend ses désirs
pour des réalités lorsqu'il croit que les Européens vont acheter du
biodiésel fait à partir de canola qui est pratiquement à 100 % OGM
et en plus, dans le contexte de la controverse croissante mondiale
sur les biocarburants » déclare Éric Darier, directeur de
Greenpeace au Québec.
« Le Canada a beaucoup à apprendre de l'Europe et en particulier
de pays comme l'Allemagne ou la France qui continuent à appliquer
le principe de précaution en refusant les OGM », dit Hélène
Cornellier, de l'AFÉAS. « À travers les réunions bilatérales
Europe-Canada, on ne peut qu'espérer que le gouvernement fédéral
adoptera l'étiquetage obligatoire des OGM comme en Europe et comme
le réclame d'ailleurs plus de 80 % des consommateurs canadiens
».
« En autorisant rapidement les OGM et en particulier le canola
OGM, le gouvernement fédéral a échoué lamentablement à protéger les
intérêts des agriculteurs que ce soit dans le secteur du biologique
ou même au niveau du commerce international agricole », affirme
Benoit Girouard de l'Union paysanne. « Des entreprises comme
Monsanto tentent à nouveau de forcer le blé OGM malgré son rejet
quasi universel des agriculteurs et des consommateurs depuis 2004.
Espérons que l'accord Canada-Europe soit aussi un autre clou dans
le cercueil du blé OGM » de conclure Benoit Girouard.
Pour plus amples renseignements :
| Éric Darier |
Greenpeace |
Cell. 514 605-6497 |
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| Benoit Girouard |
Union paysanne |
Cell. : 450 495-1910 |
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| Lucy Sharratt |
Réseau canadien d'action sur les biotechnologies (RCAB) |
Tél. : 613 241 2267 ext.5 |
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| Manon Cornellier |
Association féminine d'éducation et d'action sociale
(AFÉAS) |
Cell. : 514-791-9023 |