Pied de nez au Suroît : le Québec a du vent à revendre

Pied de nez au Suroît : le Québec a du vent à revendre

Communiqué de presse - 19 avril, 2004
Montréal, mardi 20 avril 2004 – Selon une étude rendue publique aujourd’hui par la firme Hélimax énergie, le plus important consultant indépendant et spécialisé en énergie éolienne au Canada, le Québec dispose d’un potentiel éolien gigantesque, à des prix concurrentiels avec les autres filières.

Dans le cadre des audiences publiques de la Régie de l'énergie sur lasécurité énergétique du Québec, l'Association canadienne de l'énergieéolienne (ACÉÉ), le Regroupement national des conseils régionaux del'environnement (RNCREQ) ainsi que le Regroupement des organismesenvironnementaux en énergie (ROEÉ) ont commandé une étude sur lepotentiel éolien du Québec.

L'étude révèle que le Québec dispose d'un potentiel éolientechnique jugé économiquement viable à court et moyen termes d'environ100 000 MW pouvant être installés à moins de 25 km des lignesexistantes de transport d'électricité. Selon Hélimax, une telleproduction équivaut à un parc de centrales thermiques de 35 000 MW,soit plus que la production totale d'Hydro-Québec.

« Le vent va bientôt tourner dans le secteur de l'énergie auQuébec », a spontanément lancé Philippe Bourke, directeur général duRNCREQ, en constatant les résultats de l'étude. « L'ampleur dupotentiel réalisable contredit la thèse voulant que la productionthermique d'électricité soit la « moins pire » des solutions. En plusdu potentiel d'efficacité énergétique, la filière éolienne offre desopportunités indéniables tout en limitant les impacts environnementaux.»

« Nous savions depuis longtemps que le Québec était assis sur une vraiemine d'or éolienne. Nous en avons aujourd'hui la démonstration avec lesrésultats de cette étude, la plus exhaustive jamais réalisée au Québec.Cela prouve que nous n`avons pas besoin du Suroît », a déclaré StevenGuilbeault, directeur de Greenpeace et président du ROEÉ.

Pour Daniel Charette, membre directeur de l'ACÉÉ : « C'est uneexcellente nouvelle, dès maintenant nous pourrions déployergéographiquement l'énergie éolienne partout sur le territoire, là où ily a des lignes de transmission et aussi près des centres deconsommation. Nous pourrons alors utiliser les grands réservoirshydrauliques comme accumulateurs d'énergie, après tout, l`éolien etl`hydroélectricité ne forment-ils pas le couplage idéal ? »

L'étude démontre également que le développement de la filièreéolienne n'est pas limitée à la Gaspésie puisque plusieurs régions duQuébec disposent de grands gisements éoliens dont la Montérégie, le BasSt-Laurent ainsi que la Côte-Nord qui détient à elle seule près dutiers du potentiel. Sur un horizon de 25 ans, l'étude met en lumièreque la mise en service de seulement 4 000 MW d'énergie éolienneinstallée créerait 62 000 emplois directs et indirects et généreraitdes investissements totaux de près de six milliards de dollars.

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Pour consulter le rapport Hélimax : www.greenpeace.ca ou

www.helimax.com/dossier_r35262004.pdf

Pour plus de renseignements :

Steven Guilbeault, Greenpeace/ROEÉ, cell. : (514) 231-2650

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