Communiqué de presse - 3 décembre, 2006
Si nous dénonçons aujourd’hui la réponse officielle que nous a fait parvenir le premier ministre Jean Charest et que nous rendons sa lettre publique, c’est que la situation de la forêt boréale publique du Québec s’aggrave chaque jour sans que le gouvernement bouge d’un iota.
Il faut savoir que la demande initiale de Greenpeace et de
plusieursgroupes écologistes reposait uniquement sur la création
d'un véritableréseau d'aires protégées en forêt boréale. Cette idée
de dégager unemarge de manœuvre pour la conservation avant
d'attribuer les volumes debois aux entreprises forestières est
particulièrement importantepuisqu'elle permettrait d'enlever une
barrière majeure à la créationd'aires protégées en forêt boréale.
Car une fois la forêtentre les mains des industries, on devine
qu'il est bien difficile delui retrancher les territoires de haute
valeur deconservation. C'est pourquoi la planification s'impose
commeun enjeu de taille….
Il renvoie laballe
Or, lorsqu'on demande au gouvernement québécois defaire avancer
le dossier et d'assurer la protection de la biodiversitéquébécoise,
les ministères responsables de cette question se renvoientla balle,
laissant à l'industrie le temps de poursuivre la destructionde
notre forêt publique. En raison de leur inaction et ce,
depuisplusieurs mois, le Ministère des Ressources Naturelles et de
la Fauneainsi que le Ministère du Développement Durable et des
Parcscautionnent en quelque sorte ce saccage.
Comble dumalheur, le Premier ministre, à qui nous avons demandé
de mettre fin àce petit jeu qui nuit à l'environnement, a
simplement remis la balleentre les mains d'une des personnes
responsables de cet état de fait.
Pourquoi Jean Charest?
Le Québec présenteun retard embarrassant en matière de
protection du patrimoine naturel.Il a laissé place à la
surexploitation de la forêt boréale pendant denombreuses années et
fait présentement face à une grave criseforestière. Pour sortir de
cette impasse, il doit assurer le maintiende l'intégrité d'un
écosystème essentiel, préserver les richesses duQuébec au plan de
la biodiversité et remplir ses obligations face à laConvention des
Nations-Unis sur la biodiversité ainsi que mettre enplace les
recommandations de la Commission Coulombe. En plus,le marché
international ajoute une pression puisqu'il est de plus enplus
exigeant en matière environnementale. Jean Charest doit s'assurerde
la création de nouvelles aires protégées et faire lui-même en
sorteque la forêt boréale redevienne une
prioritégouvernementale.
Sans une volonté claire et concrètedu premier ministre du
Québec, Jean Charest, la crise forestière risquede prendre plus
d'ampleur. Greenpeace demande donc au premier ministrede faire
preuve de leadership pour la protection de la forêt boréaleet la
planification des aires protégées. Nous n'exigeons riende moins
qu'un investissement personnel de Jean Charest dans cedossier.
Pour plus de
renseignements :
Mélissa Filion, responsable campagne Forêt boréale, Greenpeace :
514-581-8216
Jocelyn Desjardins, Communications - Relations publiques,
Greenpeace : 514-212-5749