Communiqué de presse - 23 avril, 2009
Greenpeace doute que le plan de rétablissement du caribou forestier finalement publié hier puisse assurer la survie de cette espèce menacée emblématique de la forêt boréale. L’organisation est d’avis que le Ministère des Ressources naturelles est en conflits d’intérêts face à son double rôle d’octroyeur des permis de coupe et la mise en oeuvre d’un plan visant à sauver l’espèce.
Greenpeace doute que le plan de rétablissement du caribou
forestier finalement publié hier puisse assurer la survie de cette
espèce menacée emblématique de la forêt boréale. L'organisation est
d'avis que le Ministère des Ressources naturelles est en conflits
d'intérêts face à son double rôle d'octroyeur des permis de coupe
et la mise en oeuvre d'un plan visant à sauver l'espèce.
« Le plan, dont la publication est retardée depuis quatre ans,
ne comporte aucune grande aire protégée en forêt commerciale »,
s'exclame Nicolas Mainville, nouveau co-responsable de la campagne
forêt chez Greenpeace. C'est pourtant là que la menace est la plus
immédiate pour les hardes de caribou forestier ».
Greenpeace croit d'ailleurs que le Ministère peut difficilement
justifier scientifiquement que des mesures permanentes de
conservation soient implantées au Nord de la limite nordique des
attributions, mais pas dans la zone commerciale. Pour
l'organisation, le Ministère est visiblement en situation de
conflit d'intérêt. « Québec à jeté l'éponge et offre maintenant un
chèque en blanc aux compagnies forestières pour raser les dernières
forêts intactes, celles qui justement, abritent les hardes de
caribous les plus menacées », ajoute Melissa Filion de
Greenpeace.
L'organisation rappelle que la forêt boréale commerciale
contient moins de 5% d'aires protégées et que la taille de ces
aires, en plus de leur isolement, ne permet aucunement la survie du
caribou. Le caribou est une espèce à grand domaine vital qui a
besoin de plusieurs milliers de kilomètres carrés de forêt intacte
pour sa survie. La science a déjà démontré que les blocs de
protection temporaires de 100 à 250 km2, tels que
proposés dans le plan de rétablissement, ne seront pas plus que des
îlots d'extinction.
Devant l'absence de mesure crédible du gouvernement pour
maintenir les populations de caribou en forêt boréale commerciale,
Greenpeace compte se tourner vers les acteurs des marchés
internationaux. « Le plan de rétablissement du gouvernement du
Québec n'a rien de rassurant pour les clients des compagnies
forestières d'ici qui ne veulent pas participer à la disparition
d'une espèce vulnérable d'extinction», conclut Mme Filion.
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Pour plus d'informations:
Mélissa Filion, Campagne forêt, Greenpeace, 514-815-8216
Catherine Vézina, Relations de presse, Greenpeace,
514-212-5749