Greenpeace se réjouit que ce programme, doté d'une enveloppe
budgétaire de 1,5 milliard de dollars, s'étende à l'ensemble des
provinces qui pourront voir des projets semblables de réduction de
GES financés par Ottawa.
Greenpeace estime cependant qu'avec cette annonce, faite tout
juste avant le déclenchement probable d'une campagne électorale au
Québec, Stephen Harper ne fait que recycler, mais avec la moitié
moins de moyens, des programmes libéraux abolis dès l'arrivée au
pouvoir des conservateurs, notamment le Fonds de partenariats de
l'ex-ministre de l'Environnement Stéphane Dion.
« Nous sommes heureux de constater qu'après plus d'une année de
négociation, Québec a finalement obtenu les sommes qui lui
permettront de se rapprocher davantage des objectifs de Kyoto », a
déclaré Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec.
Greenpeace s'interroge cependant sur les motivations réelles du
gouvernement de Stephen Harper qui, tout en acceptant enfin de
financer le plan québécois de réduction des émissions de gaz à
effet de serre (GES) grâce au nouveau programme Éco-Fiducie Canada,
refuse toujours de mettre en place un plan fédéral de réduction des
GES.
« Il est ironique d'entendre M. Harper parler de la mise en
œuvre d'un programme qui rapproche Québec des objectifs de Kyoto,
alors que sur la scène internationale, il peine à prononcer
l'expression changements climatiques », lance Steven Guilbeault.
« Stephen Harper cherche-t-il à s'acheter au Québec une meilleure
réputation en matière environnementale? »
« Stephen Harper espère peut-être que cette annonce fera réduire
un peu la tension que son gouvernement suscite au Québec, mais il
se trompe », avertit Steven Guilbeault, également responsable de la
campagne Climat et énergie de Greenpeace. « Ce n'est pas une
question d'argent. Les Québécois veulent plus d'action dans la
lutte aux changements climatiques, que ce soit au Québec ou sur la
scène fédérale ».
D'autre part, Greenpeace estime que Jean Charest n'agit pas
comme le premier ministre de tous les Québécois en complimentant
Stephen Harper comme il l'a fait ce matin sur sa parole, son
« fédéralisme d'ouverture », citant d'ailleurs la présence du
Québec à l'UNESCO. « Où était ce fédéralisme d'ouverture quand il
s'agissait de donner une voix au Québec à Nairobi. », lance Steven
Guilbeault. « Rappelons que le même gouvernement fédéral a refusé
de laisser parler le Québec à Nairobi. Jean Charest a raté une
belle occasion de parler au nom de tous les Québécois et de
rappeler au premier ministre Harper toute l'importance de respecter
les engagements du Canada envers le Protocole de Kyoto ».
En effet, le gouvernement Harper refuse toujours de s'engager à
respecter les objectifs du Protocole de Kyoto, qui sont légalement
contraignants pour le Canada. Le gouvernement Harper refuse
également de mettre de l'avant un plan pour réduire les émissions
de gaz à effet de serre au Canada.
Pour plus de renseignements
:
Steven Guilbeault - directeur Greenpeace Québec -
514-231-2650
Jocelyn Desjardins - Communications - Greenpeace -
514-212-5749