Communiqué de presse - 20 novembre, 2005
Greenpeace demande au ministre de l’Agriculture, Andy Mitchell :« Instaurez une politique agricole écologiquement et socialement durable »
71% des Québécois exigent l'étiquetage des OGM
avant la fin du mandat du PLQ
Montréal, le 4 novembre 2005. Un récent sondage (1) confirme de
nouveau l'appui massif (79 %) des Québécoises et Québécois pour
l'étiquetage obligatoire des OGM. Fait nouveau, la proportion de
ceux et celles qui sont « fortement en accord » se renforce,
passant de 36 % à 43 %. Seulement 2 % sont fortement en
désaccord.
De plus 71 % des Québécoises et Québécois « pensent que le
gouvernement du Québec devrait mettre en place un étiquetage
obligatoire des OGM avant la fin du mandat du gouvernement actuel,
même si les autres provinces canadiennes et le gouvernement fédéral
refusent toujours de le faire ».
« Ces chiffres confirment que les Québécoises et Québécois
veulent que le gouvernement du Québec aille de l'avant avec
l'étiquetage obligatoire des OGM sans attendre le gouvernement
fédéral et les autres provinces. Il faut que le Québec fasse preuve
de leadership comme c'est déjà le cas dans d'autres domaine comme
les CPE (Centres de la petite enfance), » constate Éric Darier,
responsable de la campagne OGM de Greenpeace.
Face à l'inertie du gouvernement dans le dossier des OGM,
Greenpeace a envoyé une lettre aux députés pour réclamer que
l'Assemblée nationale et le gouvernement « déposent un projet de
loi (gouvernemental ou privé) ou de règlement pour mettre en place
l'étiquetage obligatoire des OGM au Québec, dès cet automne et
qu'il soit envoyé à la CAPA pour consultation publique. »
« Malgré le surplace et le silence du gouvernement dans le
dossier de l'étiquetage des OGM, l'appui de l'opinion publique au
Québec se consolide. De plus, une très large partie des Québécois
(71 %) veut que le gouvernement libéral tienne sa promesse
électorale et la mette en place avant la fin du mandat du
gouvernement actuel. »
« Il existe aussi un consensus parmi l'ensemble des députées et
députés de la Commission de l'agriculture, des pêcheries et de
l'agroalimentaire qui, dans un rapport unamine adopté en juin 2004
recommandait l'étiquetage obligatoire des OGM comme en Europe. Il
est rare en politique d'avoir un consensus au sein de la population
et entre les éluEs. Il faut que le gouvernement bouge ! », de
conclure Éric Darier.
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(1) Sondage Léger Marketing effectué pour Greenpeace entre le 5
et le 10 octobre 2005. Voir résultats et détails complets à :
www.greenpeace.ca/f/campagnes/ogm/etiquetage/sondage_ogm.php