Prix Nobel à Al Gore et au GIEC

Un gros signal d’alarme pour le Canada

Communiqué de presse - 10 octobre, 2007
Greenpeace applaudit le fait que le prix Nobel de la paix ait été conjointement décerné cette année à l’ancien vice-président des États-Unis, Al Gore, et au Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

« Cela constitue une excellente nouvelle », affirme Joslyn Higginson, chargée de campagne changement climatique et énergie de Greenpeace. « Ce prix Nobel aura entre autres pour effet de mettre de la pression sur les nations récalcitrantes comme le Canada et les États-Unis à l'approche des négociations qui sont prévues à Bali, en Indonésie, sous l'égide du Secrétariat de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques ».

Selon Greenpeace, l'attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au GIEC constitue également un inquiétant signal d'alarme pour le gouvernement canadien. En effet, selon des versions du prochain discours du Trône qui circulent présentement dans nos médias, Stephen Harper s'apprêterait à annoncer que les objectifs de Kyoto ne peuvent être atteints. « Pendant que le monde entier salue les efforts de monsieur Al Gore et du GIEC, le gouvernement Harper fait de la petite politique et apparaît de plus en plus isolé sur cette question », estime Joslyn Higginson.

Cela est d'autant plus inquiétant qu'en recevant son prix, Al Gore a décrit la lutte aux changements climatiques non pas comme une question politique, mais comme une question morale. « Ici comme ailleurs, c'est une question morale qui se règle avec du leadership », lance Joslyn Higginson. « C'est précisément ce qui fait défaut au Canada ».

Rappelons que le 27 avril dernier, M. Gore, auteur du documentaire Une vérité qui dérange, s'est prononcé sur le plan Harper-Baird de lutte aux changements climatiques annoncé deux jours plus tôt. Il avait alors qualifié ce plan de « fraude complète et totale conçue pour tromper les Canadiens » et avait appelé tous les Canadiens à faire pression sur leur gouvernement. Par la suite, le plan Harper-Baird a subi un tollé de critiques sur la scène internationale. « Le prix remis à Al Gore entre en contraste éclatant avec l'insuffisance du plan Harper-Baird et la faillite de leur système de schèmes et de jeux de coulisses qui desservent l'intérêt général ».

Pour plus de renseignements :

Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace - 514-212-5749

Joslyn Higginson, chargée de campagne Climat et énergie - 1-416-996-5679