Communiqué de presse - 30 janvier, 2008
À une semaine du début du procès en Cour supérieure du Québec visant à faire annuler le décret du gouvernement du Québec autorisant le prolongement de l’autoroute 25, le Conseil régional de l’environnement de Montréal, Équiterre et Greenpeace demandent au gouvernement Charest et à la ministre des Transports de ne pas autoriser le début des travaux de construction du pont et de l’autoroute 25 tant que la décision du tribunal ne sera pas rendue.
Selon les plus récentes informations obtenues auprès du
ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs
(MDDEP), plusieurs demandes de certificats d'autorisation
concernant les travaux préparatoires et la construction du pont de
la 25 ont été déposées au cours des dernières semaines. « Dans le
contexte où l'issue du procès qui débutera la semaine prochaine
pourra rendre illégales toutes les demandes d'autorisation du
prolongement de l'autoroute 25, il serait téméraire et
irresponsable pour le gouvernement du Québec d'autoriser le début
des travaux », souligne Steven Guilbeault, porte-parole
d'Équiterre.
Rappelons que les trois organismes ont déposé le 30 mars 2006
une requête pour faire déclarer illégaux les décrets
gouvernementaux adoptés par Québec autorisant le prolongement de
l'autoroute 25 et la construction d'un nouveau pont entre Montréal
et Laval. Les requérants affirment que la procédure suivie, lors
des audiences publiques du BAPE, et l'adoption des décrets était
illégale puisque le promoteur du projet ainsi que les impacts
environnementaux liés à la construction et à l'exploitation du pont
n'étaient pas connus lors des consultations publiques tenues en
2005.
D'autre part, les groupes dénoncent le fait que le gouvernement
Charest à quelques semaines du début des travaux n'a toujours pas
permis aux citoyens de connaître les impacts environnementaux et
humains des travaux de construction de l'autoroute 25. « Il est
inacceptable en 2008 que les citoyens se voient refuser le droit de
questionner devant le BAPE le promoteur retenu sur un projet connu,
et donc, d'exprimer leur opinion sur les impacts qu'entraînera la
construction du Pont de l'autoroute 25 sur leur milieu de vie et
sur l'environnement », affirme André Porlier, directeur général du
CRE-Montréal.
Pour Arthur Sandborn, responsable de la campagne Climat et
Énergie de Greenpeace, « en imposant le prolongement de l'autoroute
25, le gouvernement Charest va non seulement faire reculer le
Québec en matière de réduction des émissions de GES, mais il fera
reculer le droit de l'environnement en contournant le processus
d'évaluation environnementale dans ce dossier ».
Pour plus de
renseignements :
André Porlier, CRE-Montréal : 514-842-2890 poste 224
Amélie Ferland, Équiterre : 514-792-5222
Arthur Sandborn, Greenpeace : 514-235-5955
Jocelyn Desjardins, Greenpeace: 514-212-5749