Il y a trois ans, le gouvernement s’est engagé à protéger un tiers de la forêt du Grand Ours, une forêt unique au monde située en Colombie-Britannique, et à poser les bases d’une économie régionale basée sur la conservation. Cette promesse a été tenue. L’annonce faite aujourd’hui est accueillie très favorablement par ForestEthics, Greenpeace et la Sierra Club of British Columbia, les trois principaux organismes environnementaux qui ont collaboré avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, les Premières Nations et les chefs de file du secteur pour que l’engagement soit respecté. Aujourd’hui, des gains économiques et écologiques d’une très grande importance pour la région et pour la santé à long terme de la forêt et des communautés qui l’habitent ont été dévoilés.
« Une vision née d'un besoin économique et environnemental
devient réalité sur la côte ouest-canadienne », affirme Stephanie
Goodwin, de Greenpeace. « Il s'agit d'un modèle de conservation
dont les autres pays pourront s'inspirer, un modèle qui montre
comment la protection de valeurs écologiques et du bien-être humain
peuvent évoluer sans se nuire mutuellement. »
Maintenant que la promesse devient une réalité,
- 2,1 millions d'hectares, c'est-à-dire une superficie égale à la
moitié de celle de la Suisse, seront protégés juridiquement contre
l'exploitation forestière;
- 120 millions de dollars ont été attribués aux communautés des
Premières Nations pour donner le coup d'envoi à une nouvelle
économie de préservation qui se veut une solution de rechange à
l'exploitation effrénée de la forêt;
- un nouveau cadre d'exploitation forestière moins dommageable,
basé sur une gestion écosystémique, est encadré juridiquement. Ce
système préserve 50 % du niveau naturel de forêt ancienne dans la
région, ce qui signifie que 700 000 hectares (1,7 million d'acres)
supplémentaires seront protégés de la coupe.
Toutes les parties ayant contribué à franchir aujourd'hui cette
étape importante s'entendent pour dire que la transition d'une
économie basée sur les ressources à une économie basée sur la
conservation prendra davantage de temps. Les groupes
environnementaux, le gouvernement de la C.-B., les représentants du
secteur et les Premières Nations ont entériné un plan quinquennal
dont les objectifs principaux à long terme, soit un risque
écologique faible et une qualité de vie élevée pour les
communautés, seront atteints d'ici 2014. Des rapports seront
rédigés annuellement pour évaluer la progression de cette
démarche.
« La forêt du Grand Ours est maintenant une des régions
forestières les mieux protégées du monde, mais nous devons
continuer à franchir les étapes clés que nous avons établies afin
d'atteindre nos objectifs à long terme, c'est-à-dire la santé
écologique complète de l'écosystème et le bien-être humain »,
soutient Jens Wieting, de la Sierra Club of BC.
Le plan quinquennal comporte :
- des étapes clés pour passer de 50 à 70 % de forêt
ancienne;
- une planification en collaboration continue basée sur la
recherche;
- le développement d'un réseau de réserves à l'extérieur des
aires protégées.
« Si tous continuent de se dévouer pour le suivi et l'atteinte
de ces objectifs, cet écosystème incroyablement riche demeurera
l'habitat privilégié d'espèces emblématiques comme l'ours Esprit et
conservera ses stocks de carbone dans des arbres millénaires, en
plus de promettre un bel avenir aux communautés des Premières
Nations », ajoute Valerie Langer, de ForestEthics.
L'annonce d'aujourd'hui est le résultat d'un travail soutenu du
gouvernement de la C.-B., des Premières Nations, de BC Timber
Sales, de Canfor, de Catalyst Paper, d'Interfor, de Western Forest
Products et des trois organismes environnementaux
susmentionnés.
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Pour plus d'information, veuillez contacter :
Valerie Langer, ForestEthics 604 307-6448
Jens Wieting, Sierra Club BC 250 889-9605
Stephanie Goodwin, Greenpeace 604 761-6722
Si vous voulez en savoir davantage,
visitez le site www.savethegreatbear.org.
Les cartes du territoire sont
disponibles sur gallery.greenpeace.ca.