Le Parti vert du Québec obtient la meilleure note, soit 94 %,
suivi de près par Québec Solidaire, qui obtient une note pondérée
de 90 %. Les trois partis qui recueillent à l'heure actuelle la
plus large part des intentions de vote n'ont pas réussi à obtenir
la note de passage. Le Parti québécois mène ce groupe avec une note
de 47 %, suivi du Parti libéral du Québec, qui obtient une note
pondérée de 32 %. Pour sa part, l'Action démocratique du Québec se
voit accorder une note de zéro.
D'entrée de jeu, Greenpeace dénonce le manque de transparence de
l'ADQ sur les grands enjeux environnementaux. En effet, l'ADQ a
décidé de ne pas répondre au traditionnel questionnaire électoral
de Greenpeace. L'ADQ est ainsi devenu le second parti, après les
conservateurs de Stephen Harper sur la scène fédérale, à refuser de
se prêter à cet exercice d'information des membres de Greenpeace et
du public.
Un grand fossé
Greenpeace note une grande différence entre les notes qu'ont
obtenues Québec solidaire et le Parti vert du Québec et celles
obtenues par les trois principaux partis du Québec. « Il y a encore
entre les partis qui ont exercé le pouvoir jusqu'à maintenant, un
fossé trop important entre le discours environnemental et les
gestes concrets que ces derniers sont prêts à poser », croit Steven
Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « Cette situation
n'a plus de raison d'être devant l'urgence d'agir sur le plan
environnemental d'une part et d'autre part devant les
préoccupations environnementales des Québécois et des
Québécoises ».
Forêt et OGM
En ce qui a trait à la forêt boréale, Greenpeace note que les
engagements pris par les trois principaux partis politiques sont
bien minces, voire irresponsables. « C'est dans l'urgence qu'on
reconnaît les vrais leaders », estime Mélissa Filion, responsable
de la campagne Forêt boréale. « Pour le moment, ni le PQ, ni l'ADQ,
ni le PLQ n'en font preuve en ce qui a trait à la protection de la
forêt boréale. »
Sur les OGM, il est clair que les trois principaux partis ont
adopté la politique de l'autruche. Par conséquent, ils laissent à
Monsanto et au gouvernement fédéral champ libre aux OGM. « Ce n'est
pas très courageux pour des partis qui prétendent vouloir gouverner
le Québec après le 26 mars », lance Éric Darier, responsable de la
campagne OGM chez Greenpeace. « Rappelons que tous les sondages
d'opinion depuis environ cinq ans indiquent que 80 à 95 % des gens
au Québec veulent avoir le droit de savoir et donc le droit de ne
pas manger d'OGM. Les trois principaux partis sont donc en rupture
fondamentale avec l'opinion publique québécoise sur ce sujet. Quel
que soit le prochain gouvernement, il aura à faire face au problème
des OGM, qu'il le veuille ou non. »
Le 27 février dernier, Greenpeace a fait parvenir 17 questions
aux cinq principales formations politiques du Québec. Ces questions
portaient sur le transport durable, l'énergie nucléaire, la lutte
aux changements climatiques, la protection de la forêt boréale, la
lutte aux OGM et l'agriculture durable, etc. Le questionnaire, les
réponses des partis politiques, les commentaires et les notes
attribuées par Greenpeace sont disponibles sur le site internet de
l'organisation à www.greenpeace.org/canada/fr.
Pour plus de renseignements
:
Jocelyn Desjardins, Communications, Greenpeace :
514-212-5749