Ralph Klein donne la mesure de la politique canadienne sur le climat

Ralph Klein donne la mesure de la politique canadienne sur les changements climatiques 40 milliards contre un milliard

Communiqué de presse - 13 juin, 2001
Montréal, ce 14 juin 2001 - Lors de sa rencontre avec le vice-président Cheney, le Premier ministre albertain Ralph Klein nous a donné l'heure juste sur la politique canadienne en matière de changements climatiques. Le Canada prétend appuyer le Protocole de Kyoto mais la vérité est que le gouvernement est beaucoup plus enclin à soutenir le plan Bush sur l'énergie que de ratifier Kyoto. À preuve les investissements dans l'exploitation des sables bitumineux albertains sont de 40 milliards de dollars et le budget sur les changements climatiques est de un milliard.

« Ralph Klein est la figure emblématique de la politique canadiennesur le climat », affirme Steven Guilbeault, responsable de la campagneClimat et énergie pour Greenpeace. « En effet, le Canada préfère, et deloin, vendre son pétrole et son gaz à George W. Bush que de le presserà s'engager par rapport à Kyoto. Il est temps que Jean Chrétien cessed'être un visage à deux

faces. »

« Brûler plus de combustibles signifie plus de bouleversementsclimatiques. Plus de changements climatiques veut dire une augmentationdes feux de forêt », précise Steven Guilbeault, faisant référence aurécent feu de forêt de Chilsom, en Alberta. « M. Klein est honnête danssa démarche de vouloir soutirer plus de pétrole pour enrichir saprovince. Je suis honnête lorsque je parle des effets nuisibles reliésà l'augmentation de la combustion de ce pétrole », raconte PeterTabuns, directeur exécutif de Greenpeace Canada.

Pour illustrer les effets néfastes de l'approvisionnement encarburant canadien vers les États-Unis, Peter Tabuns, est venu remettreà M. Klein une urne funéraire contenant les cendres des feux de forêtdévastateurs qui sévissent en Alberta. Le Groupe d'expertsintergouvernemental sur l'évolution du climat des Nation unies préditqu'ils augmenteront en nombre en Amérique du Nord et seront de plus enplus virulents.

Les visées de Ralph Klein sont claires, l'engagement du Canadavis-à-vis Kyoto ne l'est pas. Le Canada tente de manger à deux tables,celle de Kyoto et celle de Bush. « Cest une attitude hypocrite. Cen'est pas le ministre Anderson de l'Environnement qui nous donnel'heure juste sur la politique canadienne sur les changementsclimatiques mais Ralph Klein en vendeur de pétrole canadien poursatisfaire la boulimie américaine en matière d'énergie. Le Canada n'atoujours pas ratifier Kyoto et n'affiche aucune volonté de le faire »,soutient Steven Guilbeault.