Communiqué de presse - 4 août, 2009
Montréal, mercredi 5 août 2009. Ayant pris connaissance des résolutions devant être présentées dans le cadre du Congrès-Jeunes 2009 du PLQ dans les prochains jours, Greenpeace prend acte de l’intérêt de l’aile jeunesse du PLQ pour les questions environnementales puisque près de la moitié des propositions porte sur des questions environnementales d’envergure, dont celles du transport, de l’efficacité énergétique, de la biodiversité et d’une agriculture plus écologique. De plus, la Commission Jeunesse réitère leur demande pour l’étiquetage obligatoire des OGM (une mesure pourtant promise et encore non réalisée par le gouvernement libéral depuis 2003).
« La Commission jeunesse qui représente une partie des
prochaines générations a raison de se préoccuper des enjeux
environnementaux, car ce sont les générations montantes qui
risquent de subir les conséquences catastrophiques des
déséquilibres écologiques », explique Éric Darier, directeur de
Greenpeace au Québec. « La Commission jeunesse à fait sont bout de
chemin, mais c'est au gouvernement libéral d'accepter ses
responsabilités et d'agir de manière convaincante pour
l'environnement au Québec. »
« Les crises financières et économiques actuelles sont
symptomatiques d'une crise plus profonde qui est celle de
l'environnement que ce soient au niveau des émissions de gaz à
effet de serre et l'accélération du déclin des écosystèmes (forêts,
océans) », ajoute Éric Darier.
« Le gouvernement libéral de Jean Charest doit aller plus loin
et plus rapidement dans la protection de l'environnement, en
préparant le Québec à une nouvelle économie vraiment verte plutôt
que de maintenir en place un vieux modèle économique de
surexploitation des ressources naturelles qui, de toute manière,
est au bout du rouleau », déclare Éric Darier.
« Le gouvernement libéral de Jean Charest doit montrer que les
belles paroles en matière environnementale doivent se matérialiser
plus rapidement dans les pratiques et les politiques du Québec. Par
exemple, le gouvernement Charest doit mette en place dès
maintenant, et en priorité, une politique vigoureuse d'efficacité
énergétique et de substitution des énergies fossiles par des
énergies renouvelables et écologiques. L'augmentation de
l'électricité et son exportation, principales mesures incluses dans
le Plan stratégique d'Hydro-Québec 2009-2013, devrait être
abandonnée au profit d'une gestion de la demande. L'avenir est dans
les négawatts, elle n'est pas dans les mégawatts, ni dans les
énergies fossiles qu'elles soient dans les sables bitumineux en
Alberta ou dans l'estuaire du St-Laurent, ou ni dans le nucléaire
», commente Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne
Énergie et Climat chez Greenpeace.
Au chapitre de la gestion forestière, « La Commission Jeunesse
reconnaît l'importance de protéger les dernières forêts intactes en
zone boréale commerciale. Malheureusement, le projet de loi 57 tel
que proposé par le gouvernement ne va pas permettre de protéger ces
forêts dues aux nouveaux obstacles à la conservation que le premier
ministre Jean Charest prévoit établir avec la nouvelle loi sur la
forêt telle que formulée actuellement », souligne Nicolas
Mainville, responsable de la campagne Forêt chez Greenpeace.
« Espérons que le gouvernement de Jean Charest saura entendre et
surtout donnera suite à l'intérêt évident que lui exprime la
Commission jeunesse sur les enjeux environnementaux », de conclure
Éric Darier.