Réaction de Greenpeace à la publication du registre sur les aires protégées

Un bon premier pas… mais si loin du but, si peu, si tard

Communiqué de presse - 14 février, 2007
Greenpeace accueille avec modération l’annonce faite par le gouvernement du Québec de la publication du registre sur les aires protégées et de la protection de près de 1 % d’aires protégées au Québec.

« Enfin, par la publication du registre, le gouvernement du Québec entend ce que la population et les groupes écologistes lui réclame depuis plusieurs années », lance Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale, chez Greenpeace. « Le gouvernement fait preuve de sang-froid en annonçant officiellement que le Québec protège encore moins de territoires que ce qu'il a toujours prétendu protéger jusqu'ici ». Greenpeace estime que cette annonce donne de la crédibilité aux actuelles aires protégées du Québec, puisqu'elles sont fondées sur les normes internationales de l'UICN.

Cependant, Greenpeace rappelle que le Québec est toujours loin de ses propres objectifs de 8 % d'aires protégées d'ici la fin de l'année. Nous sommes toujours loin du 12 % d'aires protégées d'ici 2010 en forêt boréale recommandée dans le rapport Coulombe en 2004 et des engagements pris dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies. « Au rythme où il avance pour la conservation de la forêt, Jean Charest se fait manifestement devancer par la vitesse des multifonctionnelles des industriels de la forêt », lance Mélissa Filion. « Il y a urgence d'agir au Québec pour protéger ce qu'il reste de forêt intacte et à ce que je sache, cette annonce ne donne toujours aucune garantie que nous arriverons en 2010 avec 12 % de la forêt boréale protégée, telle que le recommandé dans le rapport Coulombe. »

Greenpeace a demandé au gouvernement du Québec, le 31 janvier dernier, d'adopter un moratoire de coupe et de développement industriel sur 113 000 km2 en deçà de la limite nordique de coupe et sur 180 000 km2au-delà de cette limite. Greenpeace demande qu'une science indépendante du gouvernement et de l'industrie soit établie pour déterminer exactement le nombre, la superficie et l'emplacement des aires à protéger au Québec. Greenpeace propose également un fonds de dotation, provenant de fonds publics et privés, afin d'appuyer la protection de la forêt et la diversification des économies régionales qui dépendent de la mono-industrie forestière.

Auparavant, plusieurs groupes environnementaux, dont Greenpeace, avaient demandé au gouvernement de considérer les futures aires protégées dans les calculs de possibilité forestière. « Ce gouvernement travaille à l'envers. Il faut qu'on sache ce qu'on doit protéger avant de déterminer ce qu'on laisse aux industriels de la forêt ».

Pour plus de renseignements

:

Mélissa Filion - Responsable campagne Forêt boréale - Greenpeace 514-581-8216

Jocelyn Desjardins - Communications - Greenpeace 514-212-5749



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