Réunion du GIEC à Bruxelles

Le problème climatique est infiniment plus important que les considérations partisanes des politiciens

Communiqué de presse - 4 avril, 2007
Aujourd’hui, Greenpeace a mis au défi le gouvernement Harper d’annoncer sans délai quel est son plan pour réduire les polluants qui causent le réchauffement climatique. Greenpeace a fait cette demande dans la foulée de la grande réunion des experts scientifiques réunis sous l’égide des Nations Unies pour rendre compte des conséquences des changements climatiques.

« Nous invitons à John Baird à venir s'asseoir à la même table que nous pour lire le rapport des experts, de façon objective, expliquait Steven Guilbeault, responsable de la campagne Climat et énergie chez Greenpeace. Le problème des changements climatiques est bien réel et il faut cesser de l'aborder comme une simple question de partisanerie politique. Il faut que le Canada adopte un plan global qui permettra de réduire la pollution et de protéger la santé des citoyens et de l'environnement. C'est ce que réclament les Canadiens d'un bout à l'autre du pays. »

Cette semaine, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est en réunion à Bruxelles pour dévoiler les plus récentes conclusions scientifiques sur la crise climatique actuelle. Leur rapport devrait être déposé vendredi et on y trouvera des prévisions sur l'impact des changements climatiques pour toutes les régions du monde.

« La couleur du gouvernement n'a aucune espèce d'importance en comparaison avec les enjeux actuels et les risques de catastrophes humanitaires, ajoutait Guilbeault. M. Baird a demandé aux députés d'améliorer la version originale de la Loi canadienne sur la qualité de l'air, c'est ce qu'ils ont fait, puis M. Baird leur a dit qu'ils étaient allés trop loin... C'est insensé. En fait, si les résultats de l'étude actuelle ne le convainquent pas de la gravité de la situation, je crois qu'il n'y aura plus rien à espérer de M. Baird. »

Greenpeace s'inquiète du fait que le plan Baird ne comprend pas de plafond d'émissions ferme pour les grands émetteurs finaux. Ce groupe comprend les 600 plus grands pollueurs du Canada - ensemble ils sont responsables de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du pays. Guilbeault a donné l'exemple du secteur industriel québécois qui a déjà dépassé l'objectif de Kyoto en réduisant ses émissions à 7 % sous leur niveau de 1990. « Et pourtant, il y a encore des autos dans nos rues, les usines fonctionnent et les avions s'envolent... » ironisait Guilbeault en référence aux affirmations de plusieurs ministres du cabinet conservateur qui soutiennent encore que l'objectif de Kyoto est irréaliste.

« Si le gouvernement Harper est prêt à agir de façon responsable, nous allons être les premiers à l'applaudir, concluait Guilbeault. Mais jusqu'ici, les gestes du gouvernement ressemblaient plutôt à des coups d'épée dans l'eau. Au lieu de mettre son énergie à attaquer les autres partis, le gouvernement devrait plutôt s'attaquer au vrai problème de l'heure : les changements climatiques ».

Personnes-ressources :

Jocelyn Desjardins, Greenpeace, responsable des communications : 514-933-0021

Jane Story, Greenpeace, Communications : 416-597-8408, poste 3016