Second rapport du GIEC

Il est temps de passer à l'action

Communiqué de presse - 5 avril, 2007
Greenpeace salue le dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) portant sur les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité liés aux changements climatiques, mais s’alarme du peu de temps qu’il reste pour prévenir les impacts dangereux, et dramatiques prévus pour les prochaines décennies.

La consommation d’énergie fossile est l’une des principales causes du "nuage brun" qui survole l’Asie.

Ce rapport a été adopté après une semaine denégociations, à l’issue d’une session marathon intense de 24 heures devenue deplus en plus politique et déclenchant la colère des scientifiques (1). Cesecond rapport documente les effets déjà observés de la montée des températuressur les écosystèmes et les activités humaines et évalue les changements induitspar les changements climatiques provoqués par l’homme d’ici à la fin de cesiècle.  

« Il s’agit là d’un aperçu d’un futur apocalyptique pournotre planète, transformée par les changements climatiques d’origineanthropique, sauf si nous agissons vite et dès maintenant »,  commente Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « Ce rapport nous confirmetout simplement que le temps presse ».

Les changements climatiques affectent déjà des millionsde personnes et espèces dans toutes les régions du monde. Cependant, à moinsque des mesures immédiates soient prises dès maintenant pour réduire lesémissions, il est probable que les changements climatiques vont engendrer desimpacts plus lourds et encore plus nuisibles comme l’extinction massived’espèces, des milliards de personnes confrontées au stress hydrique, de plusen plus de sécheresses, l’augmentation du niveau des mers, l’augmentation destempêtes, des crues, et plus de faim et de misère causées par la réduction descapacités de production alimentaire dans les régions les plus pauvres du monde.

 « Tousceux qui se préoccupent du sort de la planètedevraient se lever et demander aux gouvernements d’agir pour réduirelesémissions de gaz à effet de serre et prévenir les pires impacts deschangementsclimatiques. Si nous échouons à agir rapidement, avec fermeté etvigueur, iln’y aura bientôt aucune terre hospitalières ou se réfugier »,estime Steven Guilbeaut, responsable de la campagne climat et énergiede Greenpeace.

 En février 2007, dans son premier Rapport « Changementclimatique 2007 : les bases scientifiques et physiques », le GIEC assureavec une certitude de plus de 90% que le réchauffement observé ces cinquantedernières années est causé par les activités humaines. Ce second rapport fournitdes données plus détaillées. Il documente les effets déjà observés del’augmentation des températures sur les populations et les écosystèmes et faitdes projections pour le futur à partir des différents scénarios.

 « Il n’est pas trop tard pour entamer la révolution énergétiquequi changera en profondeur nos systèmes énergétiques, créera une économie sobreen carbone, permettra de réduire les émissions de gaz a effet de serre à unniveau permettant de maintenir la hausse moyenne des températures globales endeça de 2 degrés Celsius et ainsi d’éviter les pires impacts du réchauffementclimatique », poursuit Steven Guilbeault. « Après un tel rapport, l’inaction estplus que jamais inenvisageable. Il est temps d’assumer notre responsabilité ».

 www.energyblueprint.info

Exp. contact date: 2007-04-08 00:00:00