Communiqué de presse - 26 mai, 2008
Huit activistes de Greenpeace devront faire un don à divers organismes à la suite du prononcé de la sentence d’un juge de la Cour du Québec, section de Saguenay. Ces activistes devaient se présenter devant le juge à la suite de l’action menée par Greenpeace dans le cadre de sa campagne Forêt boréale au port de Grande-Anse, le 14 septembre 2007.
Cette action a bloqué ce jour-là l'envoi d'une cargaison de la
compagnie SFK Pâte vers l'Europe. « Encore aujourd'hui, SFK Pâte
n'a pris aucune mesure importante pour changer ses
approvisionnements ou pour satisfaire la demande de plus en plus
grandissante des marchés internationaux vers des produits qui ne
mettent pas en danger les dernières forêts intactes du Québec »,
souligne Mélissa Filion, responsable de la campagne forêt boréale
de Greenpeace
Selon Greenpeace, un nombre grandissant d'entreprises adoptent
des politiques d'approvisionnement pourvues de cibles et
d'échéances pour assurer que leurs produits de bois ou de papier
soient écologiquement responsables. « Ceci est particulièrement
vrai pour le secteur des pâtes et papiers », reprend Mélissa
Filion. « Pour se montrer responsable, SFK Pâte doit adopter une
politique garante des forêts intactes et ne pas hésiter à entrer en
contact avec les représentants de Greenpeace ». Jusqu'à maintenant,
l'entreprise a choisi le plus grand mutisme contrairement à de
nombreuses entreprises d'ici et d'ailleurs qui ont soit adopté de
telles politiques ou cherché des solutions avec les responsables de
Greenpeace.
Greenpeace souligne également que la protection des dernières
forêts intactes s'est très peu améliorée depuis cette action. À
l'inverse, la pression s'accentue sur ces territoires et les coupes
s'y poursuivent à un rythme alarmant.
Greenpeace n'hésitera pas à utiliser à l'avenir les mêmes
stratégies de désobéissance civile. Celles-ci ont très bien alerté
les marchés internationaux, les entreprises locales et les
gouvernements à l'importance de mettre en réserve dès maintenant
des territoires de forêts intactes. « Avec la publication prochaine
du Livre vert sur la forêt, l'occasion est belle de définir ce qui
doit être protégé avant de définir ce qui peut être coupé »,
affirme Mélissa Filion.
Parmi les huit activistes arrêtés et jugés, 6 provenaient du
Québec, dont 2 de régions forestières. Enfin, Greenpeace déplore
que des responsables politiques locaux aient averti journalistes et
autorités publiques de l'imminence d'une action de Greenpeace. On
peut effet lire dans un rapport de police de Ville de Saguenay que
le 13 septembre 2007 à 23 h 35, soit la veille de l'action de
Greenpeace, la SQ informe la police de Ville de Saguenay « qu'à
6 h 15 à l'entrée de Port Saguenay, il va y avoir une rencontre des
gens de la FTQ et des médias, il va y avoir entre 20 et 30
personnes. Ça sera un combat médiatique, mais pacifique. […] La SQ
nous avise, mais ne veut pas que la patrouille du secteur se
présente sur place ». Aujourd'hui, force est de constater que seuls
les activistes défraient les coûts alors que continuent à se piller
kilomètre après kilomètre de forêt boréale intacte en toute
liberté.
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Relations publiques, Greenpeace :
514-212-5749
Mélissa Filion, Forêt boréale, Grenpeace : 514-581-8216