Communiqué de presse - 29 juillet, 2009
Montréal, 29 juillet 2009 – Greenpeace et la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau se sont rencontrés aujourd’hui afin d’évaluer les améliorations pouvant être apportées au projet de loi sur les forêts, Dans sa forme actuelle, il entraînerait la disparition des dernières forêts intactes du Québec.
« La ministre Normandeau s'est montrée attentive quand à la
protection des forêts intactes,» déclare Nicolas Mainville,
coresponsable de la campagne Forêt chez Greenpeace. « Les
changements que nous proposons aideront la mise en place de
nouveaux marchés durables pour l'industrie, permettront de
supporter les communautés locales et assureront la préservation du
Caribou forestier », renchérit Mainville.
Les solutions proposées par Greenpeace à la ministre se résument
principalement comme suit:
- Inclure la création d'une stratégie de sauvegarde de nos
dernières forêts intactes conjointement avec le Ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, dans une
section de la Loi dédiée spécifiquement à la création d'aires
protégées. Actuellement aucune section ne traite de la création
d'aires protégées dans le projet de loi.
- Adopter la principale recommandation de la Commission Coulombe
qui visait à mettre réellement en place l'aménagement écosystémique
au coeur de la gestion forestière québécoise. Actuellement le thème
« aménagement écosystémique » n'apparait pas dans le projet de
loi.
- Donner comme mandat au Forestier en chef de maintenir une marge
de manoeuvre pour la conservation dans ses calculs de possibilité
forestière. Actuellement le Forestier en chef a pour mandat de
maintenir ou d'optimiser la possibilité forestière et représente
donc un frein majeur à la protection des forêts intactes.
Ces étapes sont essentielles à la mise en place d'un réel
aménagement durable des forêts et au maintien des marchés qui sont
affectés par des problèmes environnementaux provoqués par des
compagnies comme AbitibiBowater. Ces modifications devraient se
faire avant toute mise en place de zonage à des fins de
sylviculture intensive (monoculture, plantations, etc.).
« La balle est maintenant dans le camp de Mme Normandeau et
de son ministère. Nous faisons appel à son leadership afin de
rectifier le tir et permettre à la population de reprendre
confiance au régime forestier québécois », ajoute Nicolas
Mainville.
Greenpeace a de plus présenté à la ministre les secteurs de la
forêt québécoise ayant les plus grandes valeurs écologiques et
représentant les sites prioritaires à la conservation.
Pour plus de renseignements:
Nicolas Mainville , coresponsable campagne Forêt boréale,
Greenpeace : 514-214-0843
Isabelle Monette, Relation de presse, Greenpeace :
514-212-5749.