Communiqué de presse - 13 septembre, 2007
L’industrie forestière devrait prendre l’exemple sur les représentants des travailleurs forestiers, qui sont prêts à discuter avec Greenpeace, et travailler à des solutions.
« Le déni que pratique l'industrie forestière est gênant »,
lance Mélissa Filion, de Greenpeace. « Il y a une crise sur le plan
environnemental. Il y a une crise sur le plan économique. Et il y a
une crise sur le plan social, sur le plan humain. Et l'industrie
forestière ose prétendre aujourd'hui que le Québec gère ses forêts
de manière durable? C'est à se demander sur quelle planète ces
gens-là vivent tellement ils sont loin de la réalité! »
« Il devient pourtant de plus en plus difficile pour les
entreprises forestières comme Abitibi-Consolidated et Bowater de
continuer à nier les problèmes comme elles le font, reprend Mélissa
Filion. « Quiconque a vu des images satellites de fragmentation de
territoires, des rapports scientifiques présentant la protection de
l'habitat comme seul moyen de protéger les espèces en périls et les
nombreuses nouvelles décrivant fermetures d'usines après fermetures
d'usines voit où réside la réalité ».
« C'est d'autant plus choquant que cette industrie, en orientant
tous ses messages pour faire semblant d'appuyer des travailleurs
qu'elle a mis à pied ou s'apprête à mettre à pied, fait de la
petite politique sur le dos des travailleurs et sur le dos de leurs
familles et de leurs tragédies. Pour défendre ses intérêts,
l'industrie forestière est prête à toutes les génuflexions et les
bassesses ».
Aujourd'hui, des représentants de la Fédération des travailleurs
du Québec se sont montrés prêts à rencontrer des représentants de
Greenpeace, mais pas un mot de la part des représentants de
l'industrie. « Il sera très difficile de parler de solutions avec
le Conseil de l'industrie forestière du Québec si celui-ci n'est
pas prêt à reconnaître les problèmes, les tragédies et leurs
responsabilités dans celles-ci ». Tant et aussi longtemps qu'on ne
mettra pas en place une gestion forestière pour protéger la forêt
et les communautés à long terme, qu'on ne pratiquera pas un
véritable développement durable, les communautés et les
travailleurs ne pourront pas espérer de jours meilleurs.
Enfin, les huit activistes qui bloquaient le MV Jaeger Arrow,
ont été arrêtés il y a peu et ont été accusés de méfait. Ils ont
été conduits au poste de sécurité publique de la Ville de Saguenay
pour y être interrogés. Le navire de Greenpeace a maintenant jeté
l'ancre au large de La Baie. Le blocus que Greenpeace a aujourd'hui
réalisé sur la rivière Saguenay a grandement alerté les marchés
internationaux. De nombreux clients des compagnies forestières
récalcitrantes ont aujourd'hui pris officiellement contact avec
Greenpeace.
Pour plus
d'informations :
Mélissa Filion, responsable de campagne forêt boréale,
Greenpeace : 514-581-8216
Jocelyn Desjardins, Communications, Greenpeace :
514-212-5789