Communiqué de presse - 18 juin, 2008
Greenpeace estime que la nouvelle taxe sur le carbone présentée aujourd’hui par le Parti libéral du Canada constitue un outil utile pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays.
« L'imposition d'une taxe sur le carbone est un élément
important dans toute stratégie pour combattre les changements
climatiques », estime Arthur Sandborn, responsable de la campagne
Climat et Énergie de Greenpeace. « Par contre, nous croyons que le
plan libéral pourrait être sensiblement renforcé et c'est pourquoi
nous sommes prêts à conseiller le parti à ce sujet. Par exemple, la
cible de réduction n'est pas assez élevée, le prix par tonne de
carbone est trop bas et il serait préférable d'utiliser cette taxe
pour des programmes d'aide à l'économie d'énergie. »
Si elle est bien conçue et bien implantée, la taxe sur le
carbone est particulièrement efficace parce qu'elle peut faire
rapidement augmenter le prix des émissions et avoir un impact
environnemental immédiat. Cette taxe devrait être couplée avec un
système d'échange de droits d'émissions et accompagnée d'une série
de programmes et de mesures musclées pour réduire les GES.
En avril dernier, le chef du Parti libéral Stéphane Dion, ainsi
que les chefs des autres partis d'opposition, ont signé la pétition
KYOTOplus qui demande que, d'ici 2020, le Canada réduise ses
émissions d'au moins 25 % par rapport à leur niveau de 1990. Le
plan Dion place la cible à 20 % (ou à 25 % si d'autres pays
adoptent aussi des cibles comparables).
En comparaison, le plan du gouvernement Harper est pour le moins
timide puisqu'il vise aussi une réduction de 20 % d'ici 2020, mais
par rapport au niveau de 2006. En pratique cela correspond à 133
millions de tonnes de GES de plus dans l'atmosphère chaque année.
Greenpeace estime que l'approche du gouvernement Harper est un
échec, notamment parce que le plan conservateur n'impose pas de
limites d'émissions obligatoires et en chiffres absolues, il ne
permet pas d'attribuer un coût aux émissions de CO2 et il ne
contient pas suffisamment de mesures pour inciter les citoyens à
réduire leurs propres émissions.
Somme toute, les partis d'opposition se sont montrés beaucoup
plus dynamiques que le gouvernement Harper en matière de
changements climatiques. Le NPD a fait adopter son projet de loi
sur les réductions d'après Kyoto, le Parti libéral a parrainé un
projet en faveur du protocole de Kyoto et, maintenant, Stéphane
Dion propose un plan de taxe sur le carbone.
Personnes-ressources :
Jocelyn Desjardins, relations publiques : 416-930-9055
Arthur Sandborn, campagne Climat et Énergie : 514-235-5955
(anglais et français)