Communiqué de presse - 13 janvier, 2002
Alaska, 14 janvier 2002 - Après des années de campagne de la part de Greenpeace et d'autres groupes environnementaux, BP a annoncé qu'elle renonçait à son projet controversé d'exploiter le champ pétrolifère Liberty en Alaska.
BP avait initialement prévu de développer le champ pétrolifère
Liberty dans la mer de Beaufort, à 64 km à l'est du controversé
gisement pétrolier Northstar. Tout comme pour ce gisement, Liberty
aurait nécessité la création d'une île de forage artificielle à 10
kilomètres environ au large de la côte nord de l'Alaska, de même
que l'installation d'un oléoduc sous-marin afin d'acheminer le
pétrole au branchement de l'oléoduc Trans Alaska jusqu'à Valdez
pour être chargé à bord de navires pétroliers à destination de 48
États américains ainsi que de l'Asie.
« BP se range du côté de la population américaine qui est contre
les forages pétroliers. L'avenir est aux projets misant sur les
énergies renouvelables solaires ou éoliennes », affirme Melanie
Duchin, militante de Greenpeace à Anchorage en Alaska. « Le projet
de l'administration Bush et de certains membres du Congrès d'ouvrir
la Réserve naturelle nationale arctique devrait connaître le même
sort. »
Greenpeace s'oppose à ce nouveau projet pétrolier situé dans une
zone frontière très éloignée, en mer de Beaufort, parce qu'il est
de nature à exacerber le réchauffement climatique et à retarder la
transition vers les énergies renouvelables.