Aujourd’hui s’ouvre à Oslo le procès intenté contre le gouvernement norvégien par Greenpeace Nordic et l’association norvégienne Nature and Youth. En cause : les autorisations octroyées par les autorités norvégiennes à des compagnies pétrolières pour effectuer de nouveaux forages en Arctique. Pour Greenpeace, ces autorisations sont contraires à l’Accord de Paris sur le climat et à la Constitution norvégienne.

Dénoncer l’incohérence 

Sur cette photo, Cathrine Hambro et Emanuel Feinberg, avocats de Greenpeace et de l'organisation environnementale Nature & Youth.

Le 14 novembre, rencontre avec le gouvernement norvégien au tribunal. Sur cette photo, 
Cathrine Hambro et Emanuel Feinberg, avocats de Greenpeace et de l’organisation
environnementale Nature & Youth.

En autorisant de nouveaux forages pétroliers en Arctique pour pas moins de 13 compagnies pétrolières, le gouvernement norvégien bafoue le “droit à un environnement sain et sûr”, garanti par la Constitution norvégienne.

« Le gouvernement norvégien, comme tous les autres gouvernements du monde, doit  protéger le droit des personnes à un environnement sain. Ce sont les jeunes d’aujourd’hui et leurs enfants qui subiront les pires conséquences des changements climatiques, que l’exploitation des combustibles fossiles ne fait qu’exacerber. » 

— Ingrid Skjoldvær, Directrice de l'Association de jeunesse Nature & Youth

Avec ces autorisations, le gouvernement norvégien foule aussi au pied l’Accord de Paris, qu’il a pourtant ratifié, et qui prévoit de limiter la hausse de la température du globe à 1,5 – 2°C.

Il met également en danger la santé et la vie de milliers de citoyens dans le monde entier, victimes des effets du dérèglement climatique. Deux représentants des îles Fidji, menacées de disparition par la montée des eaux liée aux changements climatiques, participeront au procès à Oslo.

« Nous sommes ici en Norvège car notre pays est directement affecté par le dérèglement climatique. Si on continue à exploiter le gaz et le pétrole, on ne parviendra pas à maintenir le réchauffement aussi proche que possible de 1,5 °C. Les gouvernements ne peuvent pas agir en contradiction avec l’Accord de paris, ni tricher avec le climat. » 

— Alisi Nacewa, militante fidjienne et représentante des Îles du Pacifique

Créer un précédent

L’argument selon lequel le gouvernement norvégien viole le “droit à un environnement sain et sûr”, garanti par la Constitution norvégienne, sera présenté pour la première fois devant un tribunal.

Dans le monde, environ 90 pays possèdent une disposition constitutionnelle similaire…

 

Si la justice nous donne raison en Norvège, ce procès pourrait avoir un effet “boule de neige” en incitant d’autres citoyen-ne-s à demander des comptes à leur gouvernement, et en donnant une interprétation du droit sur laquelle pourront s’appuyer d’autres pays.




Greenpeace Nordic et Nature & Youth attaquent le gouvernement norvégien en justice
sur l’ouverture de nouvelles zones de forage dans l’océan Arctique. Des forages
qui violent l’Accord de Paris ainsi que la Constitution norvégienne.