Consensus scientifique

Publication - 25 mars, 2008
Beaucoup d’incertitudes entourent le réchauffement climatique, particulièrement en ce qui a trait à ses variations régionales, à son étendue et au moment où il survient, mais les scientifiques s’entendent majoritairement sur les principaux faits suivants :
  • Le dioxyde de carbone et d’autres gaz dans l’atmosphère créent un effet de serre et emprisonnent la chaleur.
  • La combustion de combustibles fossiles libère davantage de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
  • Le dioxyde de carbone est le plus important gaz à effet de serre (et non le plus puissant) à cause de la grande quantité d’émissions produites.
  • Les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevées en 150 000 ans.
  • La décennie 1990 a vraisemblablement été la décennie la plus chaude de l’histoire, l’année la plus chaude étant 1998.
  • Étant donné la quantité de gaz à effet de serre émis à ce jour, un réchauffement d’environ 1,3 °C par rapport aux niveaux de l’époque préindustrielle est probablement inévitable.
  • Les scientifiques affirment que le réchauffement ne doit pas excéder 2 °C pour éviter les pires conséquences du changement climatique.
  • Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas contrôlées, le changement climatique s’effectuera à une vitesse plus grande qu’avant l’aube de la civilisation au cours des 100 prochaines années.
  • Il est possible que les mécanismes de rétroaction sur le climat entraînent un changement de climat soudain et irréversible.

Consensus scientifique

Il y a un consensus scientifique général selon lequel l’humanité est en grande partie responsable du changement climatique, lequel risque d’avoir des conséquences désastreuses si rien n’est fait pour le contrer. En 2005, des académies nationales en sciences des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de la Russie, de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie, du Canada, du Brésil, de la Chine et de l’Inde ont fait la déclaration suivante :

« La compréhension d’un système aussi complexe que le climat mondial sera toujours entachée d’incertitude. Toutefois, les données le prouvent maintenant de façon manifeste : un réchauffement mondial important est en train de se produire. Les preuves sont diverses : mesures directes de l’augmentation de la température de l’air en surface et des températures sous la surface de l’océan, divers phénomènes comme l’augmentation du niveau moyen mondial de la mer, la retraite des glaciers, les changements dans de nombreux systèmes physiques net biologiques. Il est probable que la majeure partie du réchauffement constaté au cours des dernières décennies soit attribuable à l’activité humaine (GIEC 2001). Ce réchauffement a déjà entraîné des modifications dans le climat de la Terre. »

« Nous inspirant des principes de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), nous prions instamment toutes les nations de prendre rapidement des mesures afin de réduire les causes du changement climatique, de s’adapter à ses effets anticipés et de s’assurer que cette question figure dans toutes les stratégies nationales et internationales pertinentes. »

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirme ce qui suit :

  • La plus grande partie du réchauffement observé depuis 50 ans est probablement attribuable à une augmentation des concentrations de gaz à effet de serre.
  • De nouvelles preuves, mieux étayées que par le passé, viennent confirmer que la majeure partie du réchauffement observé ces 50 dernières années est imputable aux activités humaines.
  • Environ trois quarts des émissions de CO2 produites par l’homme dans l’atmosphère depuis les 20 dernières années sont attribuables à la combustion de combustibles fossiles.

Le GIEC poursuit son évaluation du changement climatique et nous prévient du risque de boucles de rétroaction, lesquelles pourraient provoquer un changement climatique hors de contrôle, et nous dit qu’à l’heure actuelle, le changement climatique a déjà un effet sur la biosphère.