Les réacteurs nuclaire CANDU, de fabrication canadienne, laissent s'échapper des quantités préoccupantes de tritium.
Les auteurs du rapport intitulé « Tritium Hazard Report:
Pollution and Radiation Risk from Canadian Nuclear Facilities »
(Étude sur les dangers liés au tritium : risques de pollution et de
radiation provenant des installations nucléaires au Canada.)
exhortent les autorités ontariennes à réduire les effluents de
tritium des réacteurs ontariens et à former un comité constitué des
parties prenantes afin de passer en revue les nouvelles données
scientifiques portant sur les dangers que pose le tritium pour la
santé humaine. Le rapport recommande également d'alerter la
population lorsque les concentrations de tritium dans l'eau potable
augmentent; il recommande aussi d'aviser les femmes enceintes et
les parents d'enfants en bas âge de ne pas vivre à proximité des
réacteurs atomiques.
« Puisque le gouvernement McGuinty est d'accord pour consacrer
40 milliards de dollars pour reconstruire des réacteurs nucléaires
vieillissants et générateurs de tritium, il devrait aussi être à
même de sauvegarder la santé des Ontariens en obligeant la société
Ontario Power Generation à réduire et finalement à éliminer ses
émissions de tritium » affirme Shawn-Patrick Stensil, responsable
de la campagne Énergie et Climat à Greenpeace.
Le Comité consultatif des normes environnementales d'Ontario
avait préconisé en 1994 que les concentrations permises en tritium
dans l'eau potable soient immédiatement réduites de 7 000
becquerels par litre (Bq/l) à 100 Bq/l, puis qu'elles soient encore
abaissées à 20 Bq/l en l'espace de cinq ans. Mais le gouvernement
avait lors rejeté la recommandation du comité, se rangeant plutôt à
l'avis d'Hydro Ontario, laquelle prétend qui il en coûterait un
milliard pour réduire les concentrations de tritium à ce
niveau.
Plus tard, en 2006, la Ville de Toronto a exprimé ses
inquiétudes concernant les rejets de tritium émanant des réacteurs
d'OPG en adoptant une résolution demandant au gouvernement McGuinty
d'avaliser les normes plus sévères préconisées par le Comité
consultatif des normes environnementales.
« Si les normes de protection européennes s'appliquaient, les
émissions de tritium émises par les réacteurs nucléaires d'Ontario
seraient considérées comme dangereuses et inacceptables » a affirmé
M. Fairlie, Ph.D., l'expert-conseil indépendant en radiation qui a
signé le rapport. « Des preuves scientifiques récentes établissent
que le tritium est plus dangereux qu'on le croyait autrefois. C'est
pourquoi l'Ontario devrait adopter une approche précautionneuse
permettant de réduire l'exposition de ses citoyens au
tritium. »
Le tritium est un isotope radioactif de l'hydrogène qui se forme
dans les réacteurs nucléaires. Comme c'est le cas pour toutes les
substances radioactives, le tritium engendre le cancer et des
déformations congénitales. Les réacteurs atomiques Candu d'Ontario
émettent dans l'atmosphère et dans l'eau des concentrations en
tritium beaucoup plus considérables que celles de n'importe quel
autre type de réacteur.
M. Fairlie possède des diplômes en chimie et en biologie des
radiations. Il a terminé ses études doctorales au Collège impérial
de Londres. Il a oeuvré auprès de l'Organisation mondiale de la
Santé, du Parlement européen, en plus de servir de conseiller pour
divers comités et agences réglementaires du Royaume-uni.
Pour plus de renseignements
s'adresser à :
Shawn-Patrick Stensil, responsable de la campagne Énergie chez
Greenpeace, 416-884-7053 (français et anglais)
Jane Story, responsable des communications, 416-930-9044
Pour télécharger le rapport complet
(en anglais, sommaire éxécutif en français) :
Tritium Hazard Report: Pollution and Radiation Risk from Canadian
Nuclear Facilities