Sortons du nucléaire - Fermons Gentilly-2

Communiqué de presse - 4 septembre, 2005
Des militants de Greenpeace ont accroché une banderole pour dénoncer le projet de réfection de la centrale de Gentilly-2, la seule centrale nucléaire du Québec

Les militants sont arrivés à bord du navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, escortés par une flotte de petites embarcations pilotées par des sympathisants locaux.

Malgré la forte opposition des Québécois et Québécoises à l'énergie nucléaire, Hydro-Québec veut rénover le réacteur CANDU de Gentilly-2, âgé de 23 ans, au coût de 1,2 à 2,3 milliards de dollars. Greenpeace croit que ces sommes doivent être investies dans les énergies renouvelables, et qu'il faut fermer la centrale à la fin de sa vie utile, soit en 2010.

Steven Guilbeault, responsable de la campagne climat et énergie chez Greenpeace, explique : « Pendant la dernière campagne électorale, Jean Charest a affirmé que le Parti libéral était contre le développement de l'énergie nucléaire. Le gouvernement doit maintenant respecter cet engagement et fermer Gentilly-2, ce qui ferait du Québec un chef de file mondial dans le secteur des énergies renouvelables. »

Les militants se sont rendus sur la terre ferme à bord de canots pneumatiques et ils ont déposé des faux barils de déchets nucléaires sur les rives du Saint-Laurent, tout près de la centrale. Ils ont ensuite installé une banderole : « SORTONS DU NUCLÉAIRE - Sinon ce sont nos enfants qui vont payer… et leurs enfants, et leurs enfants, et leurs enfants, etc. ».

Comme le précise Shawn-Patrick Stensil, responsable de la campagne énergie pour Greenpeace : « Il y a déjà 2 500 tonnes de déchets hautement radioactifs à Gentilly, et ces déchets demeureront toxiques pendant un million d'années. En rénovant le réacteur, on doublerait la quantité de déchets mortels léguée aux générations futures. » Greenpeace, avec l'appui d'autres groupes québécois pour la défense de l'environnement, demande au premier ministre Jean Charest de fermer définitivement la centrale Gentilly-2 en 2010 et de confier au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) le mandat d'évaluer, entre autres, les risques environnementaux reliés à l'énergie nucléaire et les solutions de rechange. « Le Québec n'a pas besoin de l'énergie nucléaire et il devrait en profiter pour se libérer des risques qui y sont associés, concluait Michel Fugère du Mouvement Vert Mauricie. Les énergies renouvelables sont plus propres, plus sécuritaires et moins chères. »

Selon un sondage commandé par Greenpeace en 2004, moins de 10 % des Québécois sont en faveur de l'énergie nucléaire. La centrale Gentilly-2 est située sur la rive sud du Saint-Laurent, à 10 km à l'est de Trois-Rivières et à 5 km à l'est de Bécancour. Le réacteur de Gentilly-2 est entré en fonction en octobre 2003 et Hydro-Québec reconnaît qu'il ne pourra plus être utilisé de façon sécuritaire après 2010. Gentilly-2 fournit seulement 2,5 % environ de l'électricité produite au Québec.

Documentation supplémentaire offerte sur le site Internet de Greenpeace

  • Feuillet d'information sur Gentilly-2
  • Lettre envoyée à Jean Charest
  • Feuille de route du Arctic Sunrise

Pour plus de renseignements...

http://www.greenpeace.ca/arcticsunrise/

Other contacts: Clôde de Guise, responsable des communications : (514) 212-5749 (cellulaire)Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec : (514) 231-2650 (cellulaire)Shawn-Patrick Stensil, responsable de la campagne énergie, ( 416) 884-7053 (cellulaire)Michel Fugère, Mouvement Vert Mauricie, (819) 532-2073