© Greenpeace / Jiri Rezac

 

L’exploitation des sables bitumineux est une catastrophe écologique mondiale. Greenpeace demande aux gouvernements et aux compagnies pétrolières de cesser le déploiement du pétrole le plus sale du monde.

Lacs toxiques, camions géants énergivores, rivière transformée en égout industriel, forêts rasées … les sables bitumineux ressemblent à l’enfer d’un point de vue écologique. C’est que le bitume, englué dans la glaise et le sable sous les forêts du nord de l’Alberta, ne se donne pas. Il faut aller le chercher au prix de techniques coûteuses, dangereuses pour la santé des Premières Nations vivants sur ces territoires, et extrêmement polluantes. Ce qui en fait le pétrole le plus « sale » au monde.

À l’heure du réchauffement climatique, les scientifiques recommandent aux pays industrialisés, dont le Canada, de réduire d’au moins 25 à 45 pour cent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Imaginer les émissions générées par l’industrie pétrolière de l’Alberta en une seule journée, c’est visualiser plus de 30 millions de Canadiens au volant d’une voiture!f Dans un contexte de lutte contre les changements climatiques, cette exploitation est une aberration... Situé à des milliers de kilomètres de là, le Québec n’est pourtant pas à l’abri du pétrole sale. Les efforts mêmes insuffisants de réduction du Québec risquent d’être totalement sapés si l’exploitation des sables se poursuit. Et ce n’est pas tout. Les compagnies Enbridge et Pipelines Montréal ont pour ambition d’acheminer 200 000 barils de pétrole par jour issu des sables bitumineux en passant par le Québec. Ce projet est connu sous le nom de Trailbreaker et menace les terres agricoles, car les oléoducs sont tristement réputés pour leurs fuites.

Greenpeace oeuvre pour que cesse l’exploitation des sables bitumineux en menant les actions suivantes :

  • Faire pression sur les gouvernements: Les gouvernements de l'’Alberta et du Canada encouragent le développement des sables bitumineux et ignorent les engagements internationaux de réduction des GES. Au moyen d’actions directes, nous attirons l’attention internationale sur cette catastrophe climatique.
  • Informer les actionnaires : Nous rencontrons les actionnaires des compagnies pétrolières pour discuter des risques dus aux investissements en faveur des sables bitumineux.
  • Travailler en collaboration avec les communautés affectées: Nous soutenons et travaillons en étroite collaboration avec les communautés touchées par les sables bitumineux, notamment les Premières Nations d’Alberta.

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Considérant le dérèglement climatique, les risques de déversements liés au transport pétrolier, et la situation économique au Canada, doit-on impérativement en passer par la contruction de nouveaux oléoducs de pétrole bitumineux ?

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