Les impacts des sables bitumineux : forêt boréale

Publication - 4 mai, 2008
Une superficie de 4,3 millions d’hectares de forêt boréale couvre les sables bitumineux et fait l’objet de coupes à blanc afin que les compagnies pétrolières puissent accéder au bitume qui se trouve dans le sol. La forêt boréale est l’un des poumons de notre planète. L’exploitation des sables bitumineux risque de détruire une étendue de forêt de la taille de la Floride.

La forêt boréale est un écosystème très complexe qui compte un large éventail de plantes et d’animaux, notamment le grizzli, le carcajou, le caribou forestier et plus d’un milliard d’oiseaux. Elle représente plus de 25 pour cent de toutes les forêts anciennes restantes sur la planète et est une source d’eau propre pour des millions de Québécois et de Canadiens. La forêt boréale abrite des centaines de collectivités des Premières Nations qui en dépendent pour leur subsistance, leur travail et leurs traditions. Beaucoup de zones exploitées de la forêt boréale font l’objet de revendications territoriales et de litiges.

La forêt boréale a aussi une valeur particulière à titre de puits de carbone. En effet, ses arbres et ses sols retiennent plus de 47 milliards de tonnes de carbone. Lorsque les arbres sont abattus et que les sols sont retournés par de la machinerie lourde, le carbone ainsi retenu est libéré dans l’atmosphère, ce qui aggrave le problème du réchauffement de la planète. Malheureusement, le développement non durable, y compris celui des sables bitumineux, a un coût pour la forêt boréale. Par exemple, la population de caribou forestier, une espèce menacée d’extinction, a énormément diminué en Alberta à la suite de la perte de leur habitat dans la forêt boréale.