Danger: Industrie

Publication - 10 mai, 2008
L'industrie forestière continue de couper chaque année plus de 290 000 hectares de forêt au Québec, 185 000 hectares en Ontario et 67 000 hectares en Alberta. Cela signifie qu'une superficie de forêt plus grande que l'Île-du-Prince-Édouard est perdue chaque année, uniquement pour ces trois provinces.

Au Québec, les compagnies forestières possèdent des contrats d’approvisionnement sur environ la moitié de la forêt boréale. Les projets d'exploitation les plus importants se concentrent dans les étendues méridionales de la forêt boréale, lesquelles constituent aussi l'habitat faunique le plus productif.

L’industrie privée gagne des milliards de dollars grâce à cette richesse collective. En 2004, le chiffre d'affaires de l’industrie forestière totalisait 23,5 milliards et se répartit entre l’exploitation forestière à 2,9 milliards de dollars, la fabrication de produits en bois à 9,8 milliards et la fabrication du papier à 10,8 milliards.

Parmi les grandes industries qui exploitent nos forêts, nous comptons AbitibiBowater, Kruger, Louisiana-Pacific, Domtar et Tembec. Seuls Tembec et Domtar se sont engagées dans un processus de certification FSC, la certification forestière la plus rigoureuse sur le plan environnemental et social.

L’industrie forestière représente environ 18 000 emplois directs pour la coupe et 73 036 emplois pour les produits forestiers. On peut compter jusqu'à 209 500 emplois en incluant tous les emplois indirects et induits. Sans oublier les activités récréatives rendues possibles par la forêt, soit 15 600 emplois. Ceux-ci pourraient être encore plus nombreux, si on les valorisait davantage en revoyant le rôle de nos forêts dans l'économie.

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