Les aires protégées au Québec

Publication - 10 mai, 2009
Selon la Loi sur la conservation du patrimoine naturel du Québec, une aire protégée est «un territoire en milieu terrestre ou aquatique, géographiquement délimité, dont l’encadrement juridique et l’administration visent essentiellement à assurer la protection et le maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées».

En bref, une aire protégée interdit toute activité d’exploitation industrielle sur un territoire donné.  Il existe différents types d’aires protégées au Québec, qui bénéficient chacune de statuts de protection distincts comme les réserves écologiques, les parcs nationaux, les réserves de biodiversité, les habitats fauniques, les écosystèmes forestiers exceptionnels, etc., mais aucune exploitation n’y est permise. Le Parc du Mont-Tremblant en est un exemple. Les activités de plein air et d’écotourisme y sont permises dans certaines portions du territoire, mais aucune activité de coupe, ni activité minière, n’y est tolérée.

Le Québec, qui présente un retard important pour la protection de la biodiversité et pour la création d’aires protégées, n’a mis à l’abri que 4,8 % de son territoire pour la conservation. La forêt boréale est, quant à elle,  particulièrement vulnérable puisque près de 86 % de celle-ci est allouée à l’industrie forestière. Par ailleurs, les aires protégées actuelles en forêt boréale ne sont pas de taille suffisamment grande pour maintenir l’habitat des espèces qu’elles abritent et sont souvent situées au nord, là où elles sont moins contraignantes pour les industriels forestiers.

En 2000, le gouvernement du Québec a mis en place la stratégie québécoise sur les aires protégées, un plan pour assurer une meilleure protection de la biodiversité. Son objectif était d’atteindre en 2005,  la protection de 8 % du territoire de chaque province naturelle.  Cet objectif a été repoussé à la fin de 2008.

Par sa lenteur à mettre en place un réseau d’aires protégées d’envergure, le Québec va à l’encontre du rapport Coulombe et de la Convention des Nations-Unies sur la biodiversité biologique adoptée lors du sommet de la Terre de Rio en 1992. Cette convention exige des pays signataires la création, d’ici 2010, un réseau de grandes aires protégées donnant la priorité aux forêts intactes.

Finalement, un des grands défis liés au maintien de la biodiversité est de conserver les forêts qui sont encore intactes. Ce défi est d’autant plus important que la récolte du bois a nécessairement tendance à réduire cette proportion de vieilles forêts. Ces vieilles forêts sont essentielles au maintien de la biodiversité puisque certaines espèces animales et végétales n’atteindront leur plein développement que dans un écosystème présentant des forêts mûres ou surannées.

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