Vers des emplois durables

Publication - 10 mai, 2008
Greenpeace exige une plus grande protection de la forêt boréale. Mais qu’en est-il des impacts sur les travailleurs, sur les communautés forestières ? Qu’en est-il de la crise forestière qui fait rage actuellement ? Comment concilier la protection des forêts et des emplois ?

La gestion forestière, telle que pratiquée par le gouvernement depuis les années 1980, a mené le Québec dans une impasse. Les fermetures d’usines se succèdent et des milliers de travailleurs se retrouvent sans emploi. Les hausses successives des prix du pétrole, la vigueur du dollar canadien et les baisses des prix du bois d’œuvre et du papier journal sont en cause, sans compter le retard dans la modernisation des usines.

Pour rester dans la course, les compagnies forestières doivent maintenant aller deux fois plus loin pour récolter des arbres qui sont deux fois plus petits. Non seulement le coût de la fibre explose en raison des coûts de transport et de manutention, mais l’exploitation des dernières zones de forêts intactes, à haute valeur de conservation, met le Québec dans une situation précaire. En effet, le nombre de clients sur la scène internationale qui exigent de leurs fournisseurs des produits du bois qui ne proviennent pas de forêts intactes, ou qui sont certifiés FSC, augmente sans cesse. À ce chapitre, le Québec n’apparaît pas compétitif.

Le gouvernement du Québec doit donc faire preuve de leadership dans ce dossier. Des changements fondamentaux dans le modèle forestier actuel doivent être apportés afin d’assurer la vitalité économique et sociale des communautés forestières, majoritairement mono-industrielles. Greenpeace somme le gouvernement de prendre ses responsabilités afin d’assurer la diversification économique de ces communautés. Sans perdre de vue que la protection des emplois passe par la protection de la forêt.

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