Produits forestiers Résolu

Produits forestiers Résolu (Résolu ou PFR) est la plus grande compagnie forestière au Canada et elle contribue à la destruction de l’habitat du caribou forestier dans les forêts menacées.  Résolu a intenté une poursuite de 7 millions $ à l’encontre de Greenpeace. Or selon Greenpeace, il s’agit d’une poursuite-bâillon et l’organisation ne se laissera pas intimidée. Greenpeace  demeure plus que jamais déterminée à protéger la forêt boréale à travers le pays.

Autrefois connue sous le nom AbitibiBowater, Résolu exploite de vastes pans de forêt au Québec et en Ontario. Résolu est particulièrement active dans la forêt menacée des Montagnes Blanches au Québec, ainsi que dans la forêt menacée Trout Lake–Caribou, en Ontario. Depuis de nombreuses années, cette compagnie s’adonne à des activités non durables qui mettent en péril des espèces emblématiques comme le caribou forestier. En refusant d’implanter les mesures de conservation minimales recommandées par la communauté scientifique, elle s’est attiré de nombreuses critiques de la part des groupes environnementaux. De plus, Résolu exploite les terres ancestrales des Premières nations sans leur consentement, ce qui a donné lieu à un certain nombre de litiges. En décembre 2013, Résolu s'est vu perdre deux certificats FSC couvrant plus de 5,7 millions d'hectares dans la région des Montagnes Blanches au Lac St-Jean. Ces suspensions sont dues entre autres à l'incapacité de la multinationale à obtenir le consentement des Premières Nations, à protéger adéquatement les vieilles forêts et à assurer la survie du caribou forestier dans les territoires qu'elle exploite.

Ne laissez pas la poursuite de 7 millions $ de Résolu nous empêcher de défendre la forêt.  #Defendonslaforet dès maintenant et ajoutez ainsi votre nom à l'arbre-gardien de la forêt!

 

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Ce que Résolu semble vouloir vous cacher

En mai 2013, Greenpeace a publié un rapport intitulé Des promesses à la réalité : le développement (non) durable de Résolu. Greenpeace n’est pas la seule organisation à avoir émis des doutes sur les prétentions de Résolu en matière de développement durable. Le 15 mai, le Grand conseil des Cris a logé une plainte internationale à l’encontre d’un certificat que le Forest Stewardship Council (FSC) a octroyé à Résolu. En décembre 2013, Résolu s'est vu perdre deux certificats FSC couvrant plus de 5,7 millions d'hectares dans la région des Montagnes Blanches au Lac St-Jean. Ces suspensions sont dues entre autres à l'incapacité de la multinationale à obtenir le consentement des Premières Nations, à protéger adéquatement les vieilles forêts et à assurer la survie du caribou forestier dans les territoires qu'elle exploite. Une semaine plus tard, sept organisations environnementales ont mis fin aux négociations qu’elles tenaient avec Résolu dans le cadre de l’Entente sur la forêt boréale canadienne. Le 23 mai, Résolu a riposté par une poursuite de 7 millions $ visant Greenpeace ainsi que ses militants Richard Brooks et Shane Moffatt.

Selon Greenpeace et plusieurs autres groupes, ce recours en justice est une poursuite-bâillon (SLAPP ou poursuite stratégique contre la mobilisation publique). Nous croyons que la poursuite est sans fondement et qu’elle sert de tactique visant à faire taire les critiques contre Résolu. La disproportion entre les moyens financiers des défendeurs et des plaignants font des SLAPP une véritable menace à la liberté d’expression, puisque ces derniers sont généralement des entreprises aux poches très profondes.

Or Greenpeace et ses employés n’ont pas l’intention de se taire et restent déterminés à défendre la forêt, puisque la forêt ne peut se défendre elle-même.

Ne laissons pas la forêt sans défense face aux pratiques destructrice de Résolu.  #Defendonslaforet dès maintenant ! Signez la pétition et ajoutez ainsi votre nom à l'arbre-gardien de la forêt comme symbole de notre engagement à protéger la forêt.

Le caribou

© Markus Mauthe / Greenpeace

Le caribou forestier est une espèce emblématique de la forêt boréale, qui figure malheureusement dans les registres provinciaux et fédéraux des espèces menacées. Pour survivre, cet herbivore a besoin de grandes étendues de forêt boréale intacte – jusqu’à 9000 km² plus exactement.  Il a une faible tolérance aux activités humaines telles que les coupes forestières et la construction de chemin. Le caribou forestier est une « espèce parapluie », dont l’état de santé est représentatif de celui de plusieurs autres espèces habitant le même écosystème. Ainsi si le caribou se porte mal, c’est toute la forêt qui est mal en point.

Plusieurs hardes de caribous occupent des zones de forêt menacée où opère Résolu. Bien que cette compagnie affirme accorder une grande importance à la protection de l’habitat du caribou, elle  continue de l’exploiter et d’en retirer du bois, ce qui met en péril des hardes déjà fragilisées. Par exemple, la harde Manouane dans les Montagnes Blanches est peu susceptible de pouvoir survivre d’ici à 50 ans à cause de la destruction continuelle de son habitat. La harde Brightsand, qui occupe une partie des terres attribuées à Résolu dans la forêt Trout Lake–Caribou, fait également face à une dégradation excessive de son habitat et a peu d’espoirs de survie à long terme.

Les droits des Premières nations relégués au second rang

Depuis plusieurs années, Produits forestiers Résolu entretient une relation houleuse avec plusieurs communautés autochtones et exploite leurs terres ancestrales sans avoir obtenu leur consentement. 

En janvier 2013, Résolu a fait front commun avec le gouvernement de l’Ontario et renversé avec succès un jugement qui maintenait à la Première nation de Grassy Narrows  son droit à s’opposer aux coupes à blanc effectuées sur leurs terres ancestrales. Ce premier jugement avait été rendu en 2011 à la suite de blocus routiers et d’une campagne de boycottage qui ont duré plusieurs années. La publicité négative générée par ce conflit avait forcé AbitibiBowater (nom employé par Résolu à l’époque) à renoncer à l’exploitation de la forêt Whiskey Jack en 2008.

Au Québec, le Grand conseil des Cris a logé une plainte au sujet d’un certificat FSC attribué à Résolu dans le secteur des Montagnes Blanches. Le Grand conseil des Cris allègue que les activités de Résolu ont violé leur droit à un consentement préalable, libre et éclairé. En décembre 2013, Résolu s'est vu perdre deux certificats FSC couvrant plus de 5,7 millions d'hectares dans la région des Montagnes Blanches au Lac St-Jean. Ces suspensions sont dues entre autres à l'incapacité de la multinationale à obtenir le consentement des Premières Nations, à protéger adéquatement les vieilles forêts et à assurer la survie du caribou forestier dans les territoires qu'elle exploite. Entretemps, Résolu respecte un moratoire établi sur une portion de 13 000 km2 de la forêt menacée de la Vallée de la Broadback. Mais plus au sud, les Algonquins de Lac-Barrière continuent de manifester contre le déboisement effectué par cette compagnie sur leurs terres ancestrales.

Produits forestiers Résolu champion de l'écoblanchiment

Dans ses communications avec les consommateurs en quête de produits éco-responsables, Résolu prétend que ses produits proviennent de sources durables et souligne son engagement envers les forêts canadiennes, les droits des peuples autochtones et la prospérité des collectivités locales. Toutefois, un examen approfondi révèle le manque de substance de ces affirmations. Dans son rapport intitulé Des promesses à la réalité : Le développement (non) durable de Résolu (qui a déclenché la poursuite abusive de 7 millions $), Greenpeace fait état de pratiques forestières non durables, d’accrocs à la réglementation, de l’incapacité de protéger les espèces menacées et du non-respect des droits des Premières nations. En somme, Greenpeace démontre que les produits « verts » de Résolu ne méritent pas cette appellation.

 

 

La forêt est incapable de se défendre elle-même

Visitez la page Defendonslaforet.ca pour contribuer à la protection de la forêt boréale, et ajoutez votre nom à l’arbre-gardien pour manifester votre solidarité.

La conservation – la seule option envisageable

Selon l'International Boreal Conservation Science Panel, la faune et les fonctions écologiques de la forêt boréale canadienne ne seront préservées que si au moins 50 pour cent de sa superficie est protégée en permanence. Pour sa part, Environnement Canada estime que l’aire de répartition d’une harde de caribous doit être laissée intacte dans une proportion d’au moins 65 pour cent pour que celle-ci soit considérée autosuffisante. Il est donc évident que de vastes étendues de forêt boréale doivent être protégées pour en assurer l’intégrité écologique à long terme. 

Greenpeace croit que ces mesures de protection peuvent être implantées en respectant les droits des Premières nations, en tenant compte de l’intérêt économique à long terme des collectivités locales et en assurant la prospérité de l’industrie forestière. Nous avons déjà réussi à concilier ces intérêts par le passé, mais cette approche requiert des efforts soutenus.

La forêt est incapable de se défendre elle-même. Il faut mettre un terme à sa destruction dès maintenant et convaincre les dirigeants de Résolu de collaborer avec nous pour implanter des solutions durables. Nous avons plus que jamais besoin de votre appui pour y parvenir.

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