Résolu doit comprendre que nous ne cèderons pas aux intimidations.
Les Canadiens doivent être au courant des pratiques forestières destructrices dans la forêt boréale. Aidez-nous à passer ce message en twittant à Résolu :

La forêt boréale ne peut se défendre seule contre @pfResolu. #DéfendonsLaForêt avec @GreenpeaceQC

Dévoiler les coupes à blanc de @pfResolu n'est pas une raison pour poursuivre en justice @GreenpeaceQC #environnement #durable

Une poursuite de $ 7 millions contre @GreenpeaceQC n'est pas la solution pour la forêt boréale. Protégeons la liberté de parole #antislapp

Produits Forestiers Résolu

La plus grande compagnie forestière au Canada, Produits forestiers Résolu (Résolu ou PFR) est responsable pour la destruction de l’habitat du caribou forestier ainsi que des coupes sans le consentement des Premières Nations. Greenpeace ne se laissera pas intimider et continuera à protéger les forêts menacées à travers le Canada.

La forêt ne peut se défendre elle-même. #Defendonslaforet dès maintenant !

 

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after

Élément déclencheur de la poursuite

Le 15 mai 2013, Greenpeace a publié un rapport demandant à Résolu de respecter ses engagements en matière de développement durable et de devenir un leader de la gestion forestière au Canada. Greenpeace a documenté :

    • Le défaut de Résolu à conserver la santé à long terme des « forêts menacées » du Canada.
    • L'exploitation forestière de Résolu dans l'habitat fragile des caribous forestiers en Ontario et au Québec.
    • L'exploitation forestière de Résolu sur les territoires traditionnels des Premières Nations, et ce, sans leur consentement.

La production de papier « écologique » sans contenu recyclé de Résolu.

Greenpeace a demandé à Résolu de résoudre ces problèmes, de prendre des mesures de protection basées sur des données scientifiques, de respecter les droits des Premières Nations et de soutenir les communautés locales. Le jour du lancement de ce rapport par Greenpeace, le Grand Conseil des Cris a officiellement porté plainte auprès du Forest Stewardship Council pour signaler que Résolu effectuait de l'exploitation forestière dans un secteur de la forêt menacée des Montagnes Blanches au Québec, et ce, sans leur consentement et en violation de leurs droits.

Moins d'une semaine plus tard, sept groupes environnementaux ont interrompu leur travail avec Résolu, citant le manque de volonté de la société à faire même « le minimum » requis par la science afin d'assurer la survie des caribous.

Les importantes lacunes liées aux droits et titres ancestraux sont bien documentées

© Markus Mauthe / Greenpeace

Depuis plusieurs années, Produits forestiers Résolu entretient une relation houleuse avec plusieurs communautés autochtones et exploite leurs terres ancestrales sans avoir obtenu leur consentement.

En janvier 2013, Résolu a fait front commun avec le gouvernement de l’Ontario et renversé avec succès un jugement qui maintenait à la Première nation de Grassy Narrows son droit à s’opposer aux coupes à blanc effectuées sur leurs terres ancestrales. Ce premier jugement avait été rendu en 2011 à la suite de blocus routiers et d’une campagne de boycottage qui ont duré plusieurs années. La publicité négative générée par ce conflit avait forcé AbitibiBowater (nom employé par Résolu à l’époque) à renoncer à l’exploitation de la forêt Whiskey Jack en 2008.

Au Québec, le Grand conseil des Cris a logé une plainte au sujet d’un certificat FSC attribué à Résolu dans le secteur des Montagnes Blanches. Le Grand conseil des Cris allègue que les activités de Résolu ont violé leur droit à un consentement préalable, libre et éclairé.

Ces lacunes majeures, et d'autres au niveau du rendement social et environnemental de la société ont conduit le Forest Stewardship Council (FSC), en janvier 2014, à suspendre trois certificats de Résolu au Québec et en Ontario qui couvraient une superficie impressionnante de huit millions d'hectares de forêts mal gérées. La plainte du Grand Conseil des Cris contre la société a été accueillie. Des vérificateurs indépendants ont conclu qu'il y a « un haut risque de disparition des hardes de caribous » dans les Montagnes Blanches et que la société a déjà procédé à de l'exploitation dans leurs « habitats clés », des zones essentielles à la préservation de l'espèce. Résolu a également échoué à démontrer que « la valeur de la forêt sera bien conservée au fil du temps » : dans le nord de l'Ontario, la suspension de la vérification de la société est intervenue en raison du manque de volonté de l'entreprise à collaborer avec les parties prenantes.

En mai 2014, l'entreprise a alors lancé une autre poursuite judiciaire, cette fois contre ses propores auditeurs FSC de la Rainforest Alliance, alors qu'elle était sur le point de perdre un autre certificat du FSC dans le nord de l'Ontario. Un spécialiste du droit a souligné que « la stratégie de Résolu semble viser non pas d’aborder les faits avec la Rainforest Alliance, mais plutôt de les étouffer. »

Entretemps, Résolu respecte un moratoire établi sur une portion de 13 000 km2 de la forêt menacée de la Vallée de la Broadback. Mais plus au sud, les Algonquins de Lac-Barrière continuent de manifester contre le déboisement effectué par cette compagnie sur leurs terres ancestrales.

Défense et position officielles de Greenpeace par rapport à la poursuite

Dans la défense déposée devant la cour de Thunder Bay le 21 août 2014, Greenpeace maintient l'exactitude, la véracité et la transparence de ses commentaires. Greenpeace défend son rapport comme constituant un commentaire loyal et basé sur des faits véridiques par rapport à des questions importantes d'intérêt public : les impacts environnementaux, sociaux et économiques de la plus grande société forestière en exploitation dans la forêt boréale. Greenpeace soutient également que ses commentaires constituent une manifestation de la liberté d'expression et sont protégés en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

La défense conclut que «les poursuites contre Greenpeace et Rainforest Alliance correspondent au profil classique d'une poursuite bâillon (poursuite stratégique contre la mobilisation publique), car elles ont été entamées afin d'étouffer les critiques sur la conduite de l'entreprise relativement aux questions d'intérêt public importantes l'avenir des forêts boréales canadiennes, la menace à la biodiversité de ces forêts, le respect des droits des Premières Nations sur leurs territoires traditionnels et la préoccupation pour l'avenir des communautés dont la survie dépend de la santé de la forêt boréale.»

Cliquez ici pour lire notre défense or lisez les faits saillants

La forêt ne peut se défendre elle-même contre Résolu

Comment peut-on protéger les forêts menacées alors que des zones écologiquement et culturellement sensibles sont détruites de manière active? Résolu doit suspendre ses activités qui mettent en péril les forêts menacées et soutenir publiquement l’exploitation durable et la création de larges zones protégées. Nous invitons Résolu à se réunir avec Greenpeace, d’autres organisations environnementales et les Premières Nations afin d’élaborer une planification de conservation qui pourrait être soumise aux gouvernements pour approbation.

Visitez la page Defendonslaforet.ca pour contribuer à la protection de cet habitat vital.

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