La forêt pluviale du Grand Ours

L'ours esprit établi sa maison dans la forêt du Grand Ours. © Andrew Wright / www.cold-coast.com

À la suite de près de vingt ans de conflit, la collaboration et le consensus ont permis à la forêt du Grand Ours de passer de 5 % de protection de son territoire boisé dans les années 1990 à 85 % en 2016. Un accord final à long terme est désormais en place pour assurer la sauvegarde de cette forêt pour l’avenir.

Longeant la côte continentale de la Colombie-Britannique, des îles Discovery jusqu’à la magnifique forêt pluviale Tongass en Alaska, la forêt du Grand Ours est une des dernières vastes étendues de forêt pluviale tempérée encore intacte sur la planète. Cette forêt était menacée par les industries forestière et minière dans les années 1990 durant lesquelles la destruction de l’habitat naturel d’ours, d’aigles et de saumons au sein des territoires traditionnels non cédés des Premières Nations s’est accélérée, alors que les chefs et gouvernements n’avaient pas leurs mots à dire dans les décisions qui touchaient leurs communautés et territoires.

Pendant deux décennies, Greenpeace et ses alliés en environnement, ainsi que les Premières Nations se sont battus pour qu’une série d’accords de conservation de la forêt voient le jour. D’abord annoncés par le gouvernement de la Colombie-Britannique en février 2006, les accords sur la forêt du Grand Ours stipulèrent deux objectifs : 1. Atteindre 70 % de protection des forêts anciennes, et 2. Améliorer le bien-être des communautés. En 2009, seulement 50 % de protection avait été atteinte. En 2016, les objectifs des accords ont été accomplis avec la mise de côté de 85 % du territoire boisé, une superficie équivalant à l’île de Vancouver, désormais à l’abri du déboisement. En plus de bénéficier de lois contraignantes sur l’exploitation forestière pour le 15 % de superficie restante et pour un réseau étendu d’aires protégées, les gouvernements des Premières Nations seront dorénavant entendus dans toute décision quant à l’utilisation de leur territoire traditionnel, et auront également réussi à augmenter leur part dans le partage des recettes avec le gouvernement de la Colombie-Britannique.

Greenpeace applaudit ce redressement important après cinq ans de conflit intense et 15 ans de négociations ardues et de création de consensus. Cette réussite nourrit l'espoir pour d'autres forêts canadiennes en besoin urgent de protection.

Comment Greenpeace est-elle parvenue à sauvegarder la forêt du Grand Ours ?

  • Par l’exposition de problèmes environnementaux : nous avons mis en lumière les projets industriels qui posaient une menace à la santé de cette forêt pluviale.
  • Par la collaboration dans des discussions axées sur les solutions : nous étions pleinement investis dans des négociations avec nos partenaires en environnement, les Premières Nations, l'industrie forestière et le gouvernement de la Colombie-Britannique. En savoir plus sur cette solution globale.(page en anglais)
  • Par l'engagement dans le marché : nous avons communiqué et travaillé avec les entreprises s’étant procuré du bois et du papier en provenance de la forêt pluviale pour les exhorter à utiliser leur pouvoir d’achat pour influencer les pratiques de coupes forestières. Nous encourageons la certification du Forest Stewardship Council pour les compagnies forestières.
  • Par le soutien aux communautés : nous sommes venus en appui aux Premières Nations dans leurs efforts pour diversifier leur économie et accroître leur pouvoir sur leurs territoires traditionnels, et avons aussi soutenu les initiatives individuelles d’intendance de Premières Nations telles que le Qqs Projects Society de la Nation Heiltsuk.(page en anglais)

Comment Greenpeace continuera-t-elle à sauvegarder la forêt du Grand Ours ?

  • Par un programme de contrôle : nous tenons à surveiller la mise en application des mesures finales de conservation contenues dans les accords sur la forêt du Grand Ours de 2016.
  • Par l'engagement dans le marché : nnous avertirons annuellement les acteurs du marché de la mise en application des mesures finales de conservation de la forêt.
  • Par le soutien aux communautés : nous continuerons de renforcer nos relations avec les communautés des Premières Nations en appuyant leurs aspirations vers l’autodétermination, et nous nous assurerons que les engagements pris en 2016 par le gouvernement de la Colombie-Britannique et l’industrie forestière soient respectés pour l’avenir.

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