Oceans polaires : joyaux en péril

Publication - 7 mai, 2008
L’Arctique et l’Antarctique, deux des plus vastes étendues sauvages de la planète, sont en péril. L’équilibre fragile de ces environnements est menacé par les changements climatiques, une présence de l’industrie grandissante et une consommation effrénée des ressources naturelles.

Il est déjà trop tard pour prévenir l’apparition de phénomènes nuisibles dans les régions polaires comme la fonte des glace et l’acidification des océans. Nous pouvons tout de même en restreindre les répercussions en fixant des limites pour interdire aux navires de pêche commerciale et aux industries du pétrole et du gaz de piller et de polluer ces écosystèmes déjà détériorés. L’expansion des activités industrielles compromet les capacités que possède la Terre de maintenir la vie telle que nous la connaissons. Les transformations observées aux pôles nous donnent des indications quant à la santé de notre planète dont nous devons tenir compte.

Depuis des millénaires, des populations d’autochtones habitent l’Arctique, alors que l’Antarctique n’a pour seuls résidents que les scientifiques de passage. Les deux océans polaires abritent chacun une faune particulière, dont l’ours blanc et le manchot, qui s’est adaptée aux conditions environnementales extrêmes. Les eaux de ces deux régions comportent des zones d’alimentation grouillantes de vie capables de nourrir de vastes populations d’oiseaux et de mammifères marins et regroupe la majorité des grandes baleines du monde.

Si autrefois les deux pôles n’attiraient que l’attention des chasseurs, nous sommes désormais conscients que l’industrie génère des dégâts dont nous ne pouvionss soupçonner l’ampleur.

Protection des océans polaires

En proclamant un moratoire sur toute activité industrielle dans la partie de l’océan Arctique ayant historiquement été couvert de glace, et en créant une réserve marine dans la mer de Ross bordant l’Antarctique, nous pourrions assurer la sauvegarde des animaux sauvages qui y vivent, et dont la diversité biologique est étonnante.

Un ensemble de données scientifiques prouve, sans l’ombre d’un doute, qu’en soustrayant de larges secteurs de l’océan à l’influence d’activités industrielles nous protégerions des espèces et des habitats de grande valeur écologique, nous pourrions maintenir d’importantes fonctions écosystémiques et permettre aux zones détériorées de se rétablir.

Cette création de réserves dans les régions polaires est d’autant plus importante que l’Arctique et l’Antarctique se réchauffent plus rapidement que le reste de la planète.

En déclarant un moratoire sur l’activité industrielle au Nord et en créant une réserve marine dans le Sud, nous augmenterions la résistance des océans polaires aux changements climatiques et éviterions l’apparition de nouvelles conséquences de ceux-ci.

Greenpeace lance un appel aux Nations Unies et différents gouvernements afin qu’ils s’engagent à mettre en place les mesures suivantes :

  • La mise en place d’un moratoire sur tout projet industriel dans la zone de l’océan Arctique qui était historiquement recouverte de glace durant toute l’année.
  • La signature d’un traité durable ou d’une entente multilatérale assurant la protection de l’environnement de l’Arctique et des peuples qui en sont tributaires.
  • L’engagement formel des Parties ayant adhéré au Traité de l’Antarctique à le réserver exclusivement pour «recherche scientifique pacifique». Les nations devront souscrire à leurs obligations de créer un réseau complet et représentatif de réserves marines situées dans l’océan Austral correspondant à au moins 40 % de sa superficie.

Thèmes
Tags