Répercussions des eaux plus chaudes

Publication - 7 mai, 2008
Les répercussions d’une circulation perturbée des courants océaniques sont aggravées par les températures à la hausse des océans. Les océans Pacifique et Atlantique au large des côtes du Canada se sont réchauffés au cours des vingt dernières années. Par endroits, ce réchauffement a atteint 1°C . Au nord du Canada, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que partout ailleurs sur Terre.

À mesure que les températures augmentent, les espèces accoutumées à des températures plus froides sont forcées de se déplacer vers le nord, tandis que les espèces tropicales pourraient s’étendre dans nos eaux. Ainsi, les espèces invasives pourraient rapidement devenir des organismes nuisibles faisant concurrence aux espèces indigènes pour s’alimenter dans des écosystèmes où elles n’ont aucun prédateur naturel.

De plus, les températures élevées pourraient facilement bouleverser l’équilibre d’espèces indigènes. Le saumon du Pacifique s’est révélé très sensible aux variations de température. Dans les températures plus chaudes, les populations de saumon remontent vers les mauvaises rivières pour frayer et sont en piètre condition physique. De 1951 à 1993, une diminution de 70 pour cent des espèces faisant partie intégrante de l’écosystème comme le zooplancton a été observée, à mesure que les températures ont augmenté .

Dans le nord, la glace hivernale se brise maintenant au moins trois semaines plus tôt. Près d’un million de kilomètres carrés de glace de mer a déjà disparu, empêchant les ours polaires de capturer les phoques et détruisant leur habitat. À mesure que l’océan Arctique sera plus facilement navigable, l’augmentation de la circulation et de la pollution pourrait endommager davantage l’écosystème.

Les glaces qui fondent et les températures à la hausse pourraient causer l’élévation du niveau de la mer, bien que l’on ne sache pas exactement de combien. Toutefois, une élévation d’un seul mètre pourrait submerger les régions côtières basses et accroître la sédimentation, les inondations et les glissements de terrain dans les écosystèmes côtiers fragiles, où de nombreuses espèces marines se rendent pour frayer ou s’alimenter.

À l’échelle mondiale, l’une des répercussions les plus importantes du réchauffement océanique est le blanchissement corallien. Les coraux sont très sensibles à la température. Lorsqu’ils sont exposés à des températures au-delà de leur zone de confort thermique, les coraux expulsent les algues qui leur donnent leur couleur et les nourrissent. Des périodes prolongées de blanchissement peuvent causer la mort de colonies de coraux entières, entraînant des conséquences dévastatrices pour les plantes et les animaux qui en dépendent.

En 1997 et 1998, pendant une période plus chaude, a eu lieu le phénomène de blanchissement corallien le plus répandu à ce jour. En effet, 16 pour cent des récifs de corail mondiaux auraient subi de graves dommages . Plus récemment, en 2002, 60 à 95 pour cent de la Grande Barrière en Australie était touchée par le blanchissement corallien . On s’attend à ce que les graves épisodes de blanchissement se multiplient à mesure que les températures océaniques augmenteront, causant la perte d’une grande partie de ces fascinants univers sous-marins.

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