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1. La pisciculture en eaux continentales détruit les mangroves, lesquels représentent l'équivalent côtier des forêts pluviales. Retirer les mangroves entraîne l'instabilité des côtes, déclenche l'érosion, menace les récifs de coraux et les fonds herbiers marins, et détruit l'habitat d'une variété d'espèces marines. Environ 38% des mangroves ont été détruits pour faire place à la crevetticulture.
2. Les établissements piscicoles élèvent un grand nombre de crevettes dans des étangs surpeuplés, ce qui nécessite l'utilisation de plusieurs produits chimiques, aliments artificiels et antibiotiques. Il en résulte des déchets toxiques qui sont très nocifs aux écosystèmes locaux. En Thaïlande, chaque année, environ 1,3 milliard de mètres cubes de déchets est générés.
3. La crevetticulture nécessite un approvisionnement constant d'eau douce pour maintenir le taux d'oxygène requit. Cette méthode épuise les rivières locales et les sources d'eaux souterraines, privant ainsi les communautés locales de sources d'eau potable.
4. Plusieurs cas d’abus des droits de la personne ont été rapportés dans certains pays de l'Amérique centrale et du Sud, incluant des menaces et des meurtres. Des cas de main-d'oeuvre juvénile ont aussi été constatés dans les fermes d’élevage de crevettes du Sri Lanka, de l’Inde, du Bangladesh, de la Thaïlande, du Cambodge, de l’Indonésie, du Pérou, de l’Équateur et de Birmanie (Myanmar).
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La crevette est une espèce benthique.
La crevette atteint sa maturité après environ 1 an et peut vivre de 3 à 4 ans.
Les femelles peuvent déposer un million d'oeufs, lesquels éclosent après seulement 24 heures.
Les crevettes sont produites dans des couvoirs, introduites lorsqu'encore juvéniles dans l'environnement marin à travers des compartiments d'éclosion, et élevées jusqu'à grosseur de récolte dans des bassins pendant 3 à 6 mois.
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