Marchés de poissons et fruits de mer durables

Page - 27 juin, 2008

Mollusques et crustacés dans un supermarché spécialisé de Montréal.

La consommation canadienne de poissons et fruits de mer est demeurée relativement stable au cours des dernières années, mais à titre de quatrième plus grand exportateur de poissons et fruits de mer au monde, l'industries de pêche et d'aquaculture canadienne est l'une des plus actives de la planète. Si 85 pour cent de ces produits (d'après la valeur) quittent le marché canadien, nos restaurants et supermarchés nous proposent en revanche tout un éventail de poissons et fruits de mer, de tous les types d'espèces provenant d'eaux locales, nationales et étrangères.

Toutefois, la gamme d'espèces que l'on retrouve chez nos détaillants est coûteuse pour l'environnement. S'ajoutant aux réserves pêchées en trop, la plupart des équipements de pêche utilisés pour capturer nos délices détruisent des écosystèmes océaniques essentiels et capturent des espèces non ciblées - et souvent en voie de disparition - comme les tortues de mer, les oiseaux marins et les mammifères marins. Les flottes de pêche lointaine et les vaisseaux pirates pêchant inéquitablement et illégalement mettent de la pression sur les réserves et la sécurité alimentaire des communautés côtières. Leurs répercussions (aggravées par de plus vastes répercussions environnementales, en particulier au chapitre des changements climatiques) pèsent lourd sur les écosystèmes et les populations partout sur la planète.

L'absence d'un étiquetage adéquat des produits de la mer dans les marchés canadiens rend difficile la quête du consommateur à la recherche de poissons et fruits de mer provenant de cultures durables. À titre d'acteurs de premier plan dans la chaîne d'approvisionnement, les détaillants ont le devoir d'offrir à leurs consommateurs un seul et unique choix : des produits provenant de pratiques équitables et durables. 

L'approvisionnement durable en poissons et fruits de mer peut s'avérer un processus complexe. Une attention particulière doit en outre être portée à d'éventuelles répercussions négatives. À ces fins, Greenpeace a créé une liste rouge des poissons et fruits de mer provenant d'élevages ou de pratiques de pêche qui sont les plus dommageables et requièrent une attention immédiate. La liste rouge recense les espèces à « ne pas consommer » et à « ne pas vendre ». Elle traite davantage des espèces que les consommateurs doivent éviter d'acheter ou que les supermarchés doivent retirer de leurs étals.

Consulter la liste rouge

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