Pourquoi KYOTOplus

Page - 16 février, 2009
Les différents paliers de gouvernement, surtout celui d’Ottawa, manquent clairement d’initiative en ce qui concerne le réchauffement planétaire. KYOTOplus a été créé pour remédier à ce problème bien réel.

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À Copenhague, les Canadiens veulent constater le leadership de leur gouvernement.

Malheureusement, le gouvernement Harper est l'un des derniers gouvernements qui tardent encore à lutter contre le changement climatique. C'est une honte.

KYOTOplus cherche à exercer une pression sur Ottawa afin que le gouvernement fasse preuve de leadership.

La faute du réchauffement climatique revient à l'homme, en raison de la combustion non contrôlée des combustibles fossiles. L'urgence d'agir est immédiate. Pourtant, le gouvernement du Canada a failli à l'action.

Notre responsabilité

Les dirigeants mondiaux, notamment le premier ministre Harper, sont tenus d'éliminer la menace du réchauffement climatique et du changement climatique catastrophique pour nos enfants.

Nos enfants ne sont pas à l'origine de ce problème. Ils ne devraient pas avoir à subir les conséquences de notre inaction. À Copenhague, les dirigeants mondiaux doivent convenir de mesures qui visent à protéger nos enfants du chaos climatique.

Réchauffement planétaire : la menace se précise

Les signes du réchauffement planétaire se multiplient.

Suite à des analyses effectuées dans l'Arctique canadien en 2008, des experts ont annoncé un rétrécissement de la glace de près de la moitié pour une deuxième année consécutive. Bien que cette glace ait recouvert l'océan Arctique depuis plus d'un million d'années, la calotte glaciaire serait entraînée, affirment ces experts, dans une «spirale fatale».

D'ailleurs, l'océan Arctique sera bientôt libéré de glace durant la période estivale. Ce qui amène plusieurs scientifiques à suggérer que le Groupe international d'experts sur l'évolution du climat a sous-estimé la rapidité des changements climatiques observés dans l'Arctique et probablement aussi ailleurs.

Réchauffement planétaire : les conséquences auprès des populations

 

Cette crise nous affecte tous. Pourtant, le gouvernement Harper a dissimulé un rapport produit en 2008 faisant état des impacts des changements climatiques sur la santé. Intitulé « Santé humaine et changements climatiques: Évaluation des vulnérabilités et de la capacité d'adaptation au Canada », l'étude de 500 pages conclut à une augmentation des maladies et décès reliés à :

  • des phénomènes climatiques extrêmes, tels que tempêtes violentes, inondations, sécheresses, incendies de forêt et canicules;
  • un accroissement de la pollution de l'air, due notamment à une plus grande concentration d'ozone et de particules au sol (smog), à l'augmentation des feux de friches et à une production de pollen plus abondante, ce qui a pour effet de provoquer plus de crises cardiaques et autres maladies cardiovasculaires;
  • une contamination plus grande des eaux avec augmentation des risques liés à diverses maladies infectieuses telles que certaines encéphalites, celle du virus du Nil occidental par exemple, la fièvre pourprée, la maladie de Lyme, et la présence accrue de différents pathogènes dont Salmonella, E. coli, Campylobacter, Cryptosporidium et Giardia.

D'autre part, la détérioration progressive des forêts canadiennes pourrait avoir pour conséquences de supprimer de nombreux emplois et de faire potentiellement périr plusieurs collectivités locales.

La forte hausse du niveau de la mer risque d'inonder les communautés côtières et créera des millions de réfugiés environnementaux. Des millions d'autres seront confrontés à des pénuries alimentaires et à un manque d'eau potable. Une famine planétaire pourrait rapidement s'ensuivre.

Consensus scientifique : il faut freiner le réchauffement planétaire

Les experts s'entendent pour dire qu'afin de prévenir des changements climatiques extrêmes, nous devons réduire le réchauffement planétaire du seuil critique d'augmentation des températures de 2ºC par rapport aux niveaux préindustriels.

En clair, cela signifie qu'il faudra stabiliser les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2015 et commencer à les faire diminuer par la suite.

Le Canada et tous les pays développés doivent réduire leurs émissions d'au moins 25 % sous les niveaux de 1990 d'ici 2020, et de 80% d'ici 2050. Ce sont les cibles établies en vertu de KYOTOplus.