Les conséquences

Page - 13 octobre, 2006
Les conséquences sur la nature.

Morse sur un morceau de banquise fondante. Expédition de Greenpeace sur les changements climatiques.

Lamultiplication de bouleversements climatiquesau niveau mondial témoigne d'une altération progressive de notreécosystème. Les conséquences du réchauffement de la planète ont desimpactsdévastateurs autant sur l'environnement que sur les espèces vivantes.

Hausse du niveau de la mer

Selon le GIEC, depuis le début du siècledernier, le niveau d'augmentation de la mer serait passé de 15à 50 cm et pourrait encore augmenter de 50 à 90 cm au cours des 100 prochaines années.Cela signifie que certains pays insulaires comme les ÎlesFiji ou Marshall pourraient être rayées de la carte.La hausse du niveau de la mer aurait aussi de graves conséquences pour lesPays-Bas, la Floride et la Nouvelle-Orléans. Cheznous, l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles-de-la-Madeleine en seraientaussi affectés. Comme la moitié de la population mondiale vit dans deszones côtières, la hausse du niveau de la mer entraînerait desdéplacements massifs de population et des pertes économiques énormes.

La fonte des glaces et des glaciers

Le climat de notre planète se transforme déjà. C'est dans l'Arctique et les zones subarctiquesque cela est le plus évident, car le climat s'y réchauffe de deux àtrois fois plus vite que la moyenne mondiale, à l'exception de la merdu Labrador. Parmi les effets observés, citons les suivants :

  • abondantes chutes de neige
  • climat plus sec en été et en automne
  • dépérissement des forêts
  • amincissement de la couche de glace qui se forme en hiver sur les cours d'eau, les lacs et les mers
  • dégradation du pergélisol
  • perturbations atmosphériques et érosion côtière plus marquées
  • refroidissement de la mer du Labrador, provoqué par l'eau de la fonte des glaces
  • amincissement de la couche d'ozone.

On a constaté enmesurant la calotte polaire arctique qu'au moins 15 % du volume desglaces de mer, soit plus de 185 000 km2, a déjà disparu. Selon lerapport sur l'Arctique présenté en 2004, les glaces de mer n'existerontplus qu'en hiver à la fin du siècle.


Le Grand Nord canadien

Le Grand Nord canadien est déjà sérieusement touché par les changements

climatiques.Plus du cinquième de la biomasse de la forêt boréale a été détruit pardes feux et des invasions d'insectes sans précédent. Les changementsclimatiques prolongés entraîneront le dépérissement de 80 % des forêtsactuelles, ruinant l'industrie forestière et mettant en péril lespopulations autochtones comme les Cris et des Dénés.

Dans le nord, la dégradation du pergélisol pourrait transformer unegrande partie de l'Arctique en un vaste marécage, ce qui rendrait lesroutes impratiquables au le transport et à la construction. Dansl'océan Arctique, les changements climatiques prolongés accentuerontl'amincissement de la banquise. L'habitat du phoque, du morse et del'ours polaire étant réduit, ces espèces seront menacéesd'extinction et cela aura pour conséquence de mettre aussi en péril la viedes inuits qui se nourrissent de la chasse.

Les ours polaires maigrissent et les caribous meurent

IanStinling, du Service canadien de la faune et spécialiste mondial desours polaires, a constaté que les ours mâles ont perdu, au cours des 20dernières années, entre 80 et 100 kg par rapport à leur poids moyen(qui peut atteindre 600 kg). Selon M. Stirling, cette perte importantede poids est due à la diminution des glaces en Arctique, car celle-cioblige l'ours à écourter ses séjours dans les zones où il se nourritd'habitude. Et comme en été, il vit essentiellement sur les réserves denourriture accumulées pendant l'hiver, mais qui sont de plus en plusréduites, l'ours polaire maigrit.

Les ours polaires ne sont cependant pas les seules victimes du réchauffement planétaire.En Arctique de l'Ouest, on a observé au cours des 40 dernières années,une diminution de 95 % de la population du Caribou de Peary. Leurnombre est passé de plus de 24 000 à presque seulement 1 000 animaux. Ce déclinspectaculaire s'explique en grande partie par l'augmentation desprécipitations de neige rendant la recherche de nourriture plusdifficile pour les caribous.