Cet année, le gouvernement québécois devra décider s'il approuve ou non un projet de rénovation de la seule centrale nucléaire du Québec, Gentilly-2.
Gentilly-2 atteindra la fin de sa vie utile en 2010. Mais Hydro-Québec veut dépenser 1,5 milliard de dollars pour rénover le réacteur et continuer à exploiter la centrale pendant des années encore.
Après cinquante ans d'essais et d'erreurs, les désavantages du nucléaire sont bien connus
aujourd'hui : c'est un mode de production d'électricité polluant, dangereux et très coûteux. Le Québec doit plutôt mettre l'accent sur l'efficacité énergétique et investir dans la production d'énergies renouvelables, plus propres, plus sécuritaires et plus économiques.
L'énergie nucléaire au Québec
Hydro-Québec ne parle pas beaucoup d'énergie nucléaire, et pour cause.
La première centrale nucléaire construite au Québec, Gentilly-1, est entrée en fonction en 1972. Sur une période de 5 ans, elle a fourni de l'électricité pendant moins de 200 jours... On a dû la fermer.
En 1973, Hydro-Québec annonçait la construction d'une seconde centrale, Gentilly-2. Quand elle est entrée en fonction en 1983, elle avait coûté quatre fois plus cher que prévu.
En 1979, en réaction à la désapprobation populaire face à l'énergie nucléaire, le gouvernement Lévesque a imposé un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs au Québec. En 1989, le gouvernement Bourassa a adopté une politique interdisant le stockage permanent de déchets hautement radioactifs « sur son territoire ou à proximité immédiate de ce territoire ».
Et pendant la campagne électorale de 2003, le premier ministre Jean Charest a confirmé que « le Parti libéral s'est prononcé contre le développement du nucléaire ». À la lumière de ces positions politiques, il est clair qu'il faut fermer de façon définitive la centrale Gentilly-2 dès 2010.