Page - 9 décembre, 2008
Greenpeace veut inciter le gouvernement canadien à jouer un rôle positif dans les discussions à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques qui se déroule à Poznan, en Pologne, du 1er au 12 décembre 2008. La conférence de Poznan met la table pour celle qui se déroulera à Copenhague en décembre 2009 et qui se veut une occasion historique de convenir d’un accord pour renforcer et prolonger le protocole de Kyoto.
Des activistes de Greenpeace ont tenu une vigie à la chandelle autour de la Flamme du centenaire, à Ottawa, à l'occasion du 3ième anniversaire de l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. Ils ont voulu souligner l'inaction du gouvernement de Stephen Harper en matière de lutte aux changements climatiques et du besoin grandissant, au Canada, de véritables leaders en la matière.
Le Canada doit soutenir les efforts faits à l'échelle
internationale pour parvenir à une entente sur les objectifs à long
terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour
éviter que le monde entier subisse des changements climatiques
catastrophiques.
Depuis la signature du protocole de Kyoto en 2002, le Canada n'a
presque rien fait pour lutter contre le réchauffement de la
planète. Les émissions de gaz à effet de serre sont maintenant 30
pour cent plus élevées que l'objectif du Canada selon le protocole
de Kyoto. Avec l'exploitation effrénée des sables bitumineux, les
émissions du Canada augmenteront encore davantage, et il sera
d'autant plus difficile de les réduire.
Pour jouer un rôle de leader à Poznan et dans les négociations
menant à la conférence de Copenhague, le Canada doit :
- Adopter un objectif basé sur des études scientifiques de
réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin d'empêcher
les changements climatiques catastrophiques qui menacent les gens
et l'environnement ;
- Adopter un plan d'action pour réduire les émissions de gaz à
effet de serre d'au moins 25 pour cent par rapport au niveau de
1990 d'ici 2020 ;
- Convenir que les pays développés doivent s'engager à réduire
leurs émissions de 25 à 50 pour cent par rapport au niveau de 1990
d'ici 2020 ;
- Convenir que les objectifs de réduction des émissions à long
terme doivent atteindre au moins 80 pour cent par rapport au niveau
de 1990 d'ici 2050 ;
- Appuyer un fonds pour les forêts pour les pays en développement
afin de freiner la déforestation et la dégradation des forêts
;
- Aider financièrement les pays en développement à s'adapter aux
changements climatiques et à atténuer leurs effets ;
- Financer le transfert de technologies vertes aux pays en
développement ;
- Appuyer l'élaboration, à Poznan, d'une proposition d'accord qui
servira de base aux négociations en 2009 pour renforcer et
prolonger le protocole de Kyoto à Copenhague ;
- Contribuer à faire en sorte que l'augmentation mondiale de
température soit aussi basse possible sous 2 degrés Celsius.