Un navire pris dans un banc de sable de l'Amazone pendant l'une des
pires sécheresses de la région. La sécheresse endommage gravement la
plus importante forêt humide tempérée du monde, à cause des feus
qu'elle engendre, des millions de poissons qui disparaissent avec le
tarissement des sources.
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Le climat a-t-il perdu la boule ?
Augmentation des inondations et des incendies de forêts, sécheresses
prolongées, verglas, dérèglement des températures, ouragans records,
etc. Il est évident que le climat est de plus en plus perturbé.
L’activité humaine a rompu l'équilibre naturel de notre atmosphère.
Notre planète est en péril et les scientifiques le reconnaissent.
Il a été établi qu’une augmentation de la température moyenne de la
terre de 2 °C représenterait une véritable menace environnementale à
l’échelle planétaire. Et la tâche à accomplir pour demeurer en deçà de
cette limite est colossale.
L’augmentation des températures résulte essentiellement de
l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) de sources
humaines. Or, pour maintenir l’augmentation
de la température moyenne de la Terre sous cette barre des 2 °C, il
faut ramener les émissions mondiales de GES au niveau de 1990 dès 2020,
puis il faudra les réduire encore de 50 % d’ici 2050.
Pour le Canada et les autres pays industrialisés, l’objectif est encore
plus radical : toujours par rapport au niveau de 1990, il faut réduire
les GES de 30 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050.
Il faut absolument que la communauté internationale s’engage
formellement sur cette voie. Cela signifie que les pays qui connaissent
actuellement un fort développement industriel (Chine, Inde, Mexique,
Brésil, Afrique du Sud, Indonésie et Malaisie, entre autres) devront
bientôt commencer à réduire leurs émissions eux aussi.